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Rio 2016 : Aurélie Muller, la dernière chance de sauver la natation française sur le 10km

Championne du monde du 10km en eau libre, la Française Aurélie Muller va tenter d'apporter la première médaille d'or à la natation française ce lundi. Entraînée à Narbonne par le personnage Philippe Lucas, la nageuse a dû se faire mal pour aller à Rio.
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France Télévisions
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Aurélie Mulller, ici dans un bassin, est la favorite du 10km (STEPHANE KEMPINAIRE / STEPHANE KEMPINAIRE)

"T’as mis les pompes de Louis XIV ?"… Philippe Lucas est homme de formules. Aurélie Muller, sa nageuse depuis le début de l’année 2015, a peut-être des chaussures originales, mais il a su en faire une championne du monde. Au mois d’août 2015 à Kazan en Russie, la nageuse qui a commencé sur le demi-fond s’offre la médaille d’or du 10 km. Ce lundi, elle va tenter de décrocher l’or olympique, le premier de la natation tricolore à Rio.

Son parcours

Après son départ de Sarreguemines, elle a passé six mois au Canada avant d’arriver à Narbonne. "Tous les choix, bons ou pas, que j’ai fait m’amènent à aujourd’hui et je suis la plus heureuse". Son titre de championne du monde à Kazan est venu les valider. "Après Kazan, je n’ai pas senti que mon statut avait changé, notamment à Abu Dhabi. Je voulais montrer que l’or à Kazan n’était pas anodin. J’ai été surprise du résultat (elle a fini avec 15 secondes d’avance, ndlr)". Ce titre intervient sept ans après des JO de Pékin où elle termine 21e du 10km. "Ça n’avait pas été super, mais pas pour autant une expérience négative, au contraire. C’était très positif, je me suis rendu compte de ce qu’il fallait pour aller plus haut. C’est ce qu’on appelle l’expérience. J’ai désormais 10 ans de carrière derrière moi, j’ai fait des championnats d’Europe, des Mondiaux… C’est là qu’on apprend le plus en eau libre parce que les quotidiens et les entraînements ne peuvent pas reproduire les conditions de course".

La nageuse française Aurélie Muller

Finish à la touche

C’est l’une des particularités de la natation en eau libre. Tout peut se jouer dans les derniers mètres. "Un nageur d’eau libre doit être fort en endurance, fort en sprint. On le sait qu’à la fin, ça va se jouer au sprint et à la touche. Je connais mes adversaires, je sais les points forts et points faibles de chacune, j’arrive à les observer en plein effort, ça fait partie de la discipline". La charge d’entraînement accumulée durant la préparation permet d’être prêt. "On fait 10 km deux fois par jour à Narbonne, donc la compétition passe très vite. Il faut arriver à gérer le flux d’informations : les adversaires, la mer, notre forme, les bouées, le ravitaillement, le peloton, comment on se situe. C’est comme en vélo, on a toujours quelque chose à faire ou à penser". Ce lundi, elle se prépare donc à tout jouer dans les derniers coups de nage. "Pendant les entraînements je pense presque tous les jours au sprint final à Rio. Si j’y pense tous les jours, c’est que j’espère en faire partie. C’est ma façon de me préparer".

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