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Le règne de la terreur à l'AMA autour de la levée des sanctions contre la Russie ?

Le 20 septembre dernier, l'Agence mondiale antidopage levait les sanctions frappant l'agence russe antidopage depuis 2015 et le scandale du dopage organisé. Une décision qui ne semble pas avoir été prise dans la sérénité. Le mois dernier, l'Australienne Beckie Scott avait démissionné de la commission qui avait recommandé cette levée. Aujourd'hui, c'est l'ancien champion olympique Edwin Moses qui évoque de fortes pressions sur lui pour se taire. "En mai, à la dernière réunion du board de l'AMA, plusieurs personnes m'ont ordonné brutalement de ne pas parler. On m'a dit de me taire", a-t-il dit.
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France Télévisions
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Est-on à l'aube d'un nouveau scandale ? Trois ans après les révélations de la commission dirigée par Richard McLaren mettant en lumière un système de dopage organisé en Russie, l'Agence mondiale antidopage semble en ébullition. Un mois après l'annonce de la levée des sanctions frappant l'agence russe antidopage (Rusada), les langues se délient. Et il semblerait que les pressions aient été fortes pour aboutir à une telle décision.

En effet, Beckie Scott, ancienne championne canadienne de ski-cross, a démissionné après la décision de cette levée par la commission dont elle faisait partie. Aujourd'hui, Edwin Moses, ancien double champion olympique du 400m haies, a affirmé avoir subi des pressions, dans une tribune du Sydney Morning Herald. "Malheureusement, Scott n'est pas la seule à avoir été attaquée pour sa volonté de faire le ménage", a écrit Moses, président du conseil d'administration de l'USADA, l'agence américaine antidopage. "En mai, à la dernière réunion du board de l'AMA, plusieurs personnes m'ont ordonné brutalement de ne pas parler. On m'a dit de me taire". Physicien et considéré comme l'un des pionniers de la lutte contre le dopage, l'Américain tire à boulet rouge sur l'AMA. "Cela pourrait paraître insultant si ce n'était surtout déroutant: pourquoi des personnes qui prétendent représenter un sport propre essayent-elles de museler les interventions d'autres personnes avec lesquelles elles sont en désaccord ?"

Dans un communiqué à la BBC, l'AMA se défend: "Personne n'a demandé à M. Moses ni à personne d'autre de +se taire+ lors de la réunion du board en mai. Si cela avait été le cas, cela aurait été rapporté par les médias présents dans la salle". Mais Edwin Moses est favorable à ce qu'une enquête indépendante fasse la lumière sur ces accusations, comme l'a demandé David Sharpe, patron de l'agence australienne antidopage: "Sharpe a raison de dénoncer car c'est une attitude qui dure depuis longtemps et qui est totalement inacceptable".

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