Dans la tête d'un athlète à J-1000 de Paris 2024

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Cécilia Berder, membre de l'équipe de France d'escrime, fait le tour de l'actualité olympique et paralympique en vue des Jeux de Paris en 2024. 

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Radio France
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Les escrimeuses vice-championnes olympiques de sabre par équipes, avec de gauche à droite, Cécilia Berder, Sara Balzer, Charlotte Lembach et Manon Brunet, également médaillée de bronze en individuel. (CECILIA BERDER / RADIO FRANCE)

Le décompte est lancé : les Jeux de Paris auront lieu dans 1000 jours. L'ébullition autour d'un tel événement planétaire ne cesse de grimper depuis la fin des Jeux de Tokyo. La déclaration d'amour de Kylian MBappé aux Jeux lors du lancement du festival Sport en Seine jeudi 28 octobre, à la Maison de la radio, accélère aussi le processus.

J-1000 et déjà de grandes questions

Pour nous, tout de suite après notre médaille d'argent de cet été, les questions autour des Jeux de Paris 2024 sont rapidement arrivées : "Est-ce que vous y pensez déjà ? Est-ce que vous pourrez faire mieux ? Comment vous vous voyez dans 3 ans ?"

Ces questions nous faisaient sourire. On était sur notre nuage, on venait de descendre de la piste olympique avec une médaille autour du cou. Arrivée à ma chambre au village des athlètes, quand j'ai posé ma médaille sur la table de chevet, après l'avoir bien regardée, je me suis dit  : "Et si à Paris, c'était encore mieux ?". La graine de cette nouvelle aventure olympique avait déjà germé mais j'ai malgré tout tenté de calmer mon cerveau car on venait de finir un chapitre, une belle histoire et on méritait d'en profiter, l'esprit léger.

De retour sur Paris, sur la place du Trocadéro, la magie de retrouver le public français a été dingue. Les goodies autour de Paris 2024 trustaient chaque recoin. Les gens ne nous parlaient que de ça. On n'avait jamais senti une telle ferveur, on s'est sentie comme une rock star dont on attend la prochaine tournée. Cette effervescence aura même fait sortir quelques athlètes de la retraite qui pensaient s'arrêter après Tokyo, mais qui, après un bain de foule, se sont dit, "Allez 3 ans je peux tenir".

Les instances politiques s'activent

Avec une année de préparation en moins pour cette olympiade, le temps est compté pour les sportifs comme pour les institutions.

Thomas Bach, président du CIO s'était, au retour des Jeux de Tokyo, un peu inquiété des résultats des athlètes français. Mais il reste confiant sur la mobilisation de ces sportifs à domicile, pour faire mieux. Surtout, à chacune de ses interventions, il assure sa grande confiance au comité d'organisation parisien.

Côté tricolore, du changement est à noter au niveau politique. L'INSEP change de directeur. Fabien Canu, ancien champion de judo et responsable de la préparation olympique et paralympique, a remplacé Ghani Yalouz. L'ANS (agence nationale du sport) s'active aussi avec la création d'une cellule perf 2024 au sein de chaque fédération. L'objectif à terme pour l'ANS consiste à intégrer la France dans le top 5 mondial.

Aussi, la ministre des Sports, Roxanna Mariceneanu, rencontre beaucoup de sportifs. Lors d'une table ronde avec une dizaine de sportifs, on a pu échanger avec la ministre et son équipe, et proposer nos idées pour pouvoir être plus performants à Paris en 2024. C'était aussi l'occasion, pour nous athlètes, de se rendre compte des problématiques très différentes suivant sa fédération.

Paris 2024 dans la tête de tout le monde, c'est évident, et ce nouveau nom commun sera peut être même bientôt dans notre garde-robe. Depuis jeudi 28 octobre, la boutique officielle de Paris 2024 est en ligne.

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