"Teddy Riner, la quête" : plongée au cœur du quotidien du plus grand judoka de l'histoire, qui vise un troisième sacre olympique à Tokyo

Le documentaire diffusé jeudi soir sur France 2 suit au plus près le champion français, qui va tenter de décrocher un troisième titre olympique consécutif au Japon. 

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Teddy Riner pendant une séance d'entraînement avec d'autres judokas français avant les Jeux olympiques de Tokyo, le 22 juin 2021 à Paris. (THOMAS COEX / AFP)

France 2 diffuse en prime-time jeudi 22 juillet un documentaire sur le judoka Teddy Riner, intitulé Teddy Riner, la quête. Ce film, réalisé par deux journalistes du service des sports de France Télévisions, Benoit Durand et Brice Baubit, et coproduit avec le réalisateur Laurent Lefebvre, offre une véritable plongée au cœur du quotidien du judoka le plus titré de l'histoire.

>> JO 2021 : comment Teddy Riner s'est exilé au Maroc pour sa préparation physique et mentale

"Je n'ai qu'un seul objectif, les Jeux. Les championnats du monde, d'Europe, ça ne m'intéresse pas. J'ai déjà écrit mon histoire avec eux. Ce sont les Jeux qui me motivent, c'est tout". À neuf mois des Jeux olympiques de Tokyo, le décor est posé par Teddy Riner. Il veut l'or à Tokyo, et rien d'autre. C'est dans cette quête que Benoit Durand et Brice Baubit ont suivi le double champion olympique pendant deux ans et demi, de sa reprise après sa pause d'un an (entre fin 2017 et fin 2018) à la veille des Jeux olympiques. "C'était un truc de dingue d'être dans ses valises pendant plus de deux ans", avoue Benoit Durand.

Après un premier film diffusé en juillet 2020 sur France 3, les équipes de France Télévisions ont poursuivi leur immersion au plus près de Teddy Riner. Ce documentaire n'est pas une suite du premier, mais bien un film à part. "On a repris quelques séquences de l'an passé mais on les a montées différemment. Et bien sûr, nous avons des images inédites filmées l'année dernière. On a vraiment suivi, sans filtre, ses deux ans et demi de préparation pour les Jeux. Le but était de l'accompagner jusqu'au bout à Tokyo", explique Benoit Durand. Dans ce documentaire d'une heure et demie, on découvre aussi Teddy Riner en train de revoir certaines scènes du premier film et les commenter avec sincérité, comme celle de sa défaite à Paris, sa première depuis dix ans. "Je n'étais pas bien, je n'étais pas prêt", lâche-t-il. 

Une reprise semée d'embûches

Cette plongée inédite dans l'univers de Teddy Riner brosse le portrait de sa vie quotidienne, entre ses entraînements et sa vie de famille. On observe les moments-clés de sa préparation, ceux qui jalonnent la vie d'un champion. Comme lors de sa reprise en compétition à Montréal, vingt mois après son dernier tournoi, puis à Brasilia, où il réalise le combat le plus long qu'il n'ait jamais vécu depuis dix ans. "Ça a été une vraie alerte", réagit face caméra Laurent Calleja, son entraîneur.

On le suit jusque dans ses stages de préparation olympique, comme celui au Japon, qui lui a permis à la fois de s'entraîner avec des judokas japonais mais aussi de repérer les lieux du combat pour le jour J. Toujours sans filtre, on suit Teddy Riner derrière la lumière, entre échecs, blessures et doutes. Après sa défaite à Paris, il échoue de nouveau à Brest, lors des championnats de France par équipe. Deux défaites de suite, et beaucoup de questions. Pour Riner, un besoin d'isolement s'impose avant un nouveau départ. Et ce documentaire révèle quelques surprises dignes d'un véritable film à rebondissements.

Teddy Riner lors d'un entraînement, à Paris, le 22 juin 2021.  (THOMAS COEX / AFP)

À huit mois des Jeux olympiques, il opte pour une nouvelle organisation, choix qui peut s'avérer risqué. Les nouvelles lignes sont posées : changement de préparateur physique et de sparring-partners, moins de temps consacré aux médias et le début d'une nouvelle méthode de travail, celle de l'activation neurologique.

"Je me suis posé les vraies questions, et quand je suis revenu de cette longue retraite (cet isolement), j'ai dit que ça allait être comme ça, comme ça et comme ça si je veux être champion olympique. Si vous pouvez me suivre, très bien, si vous ne pouvez pas, alors je change"

Teddy Riner

à franceinfo: sport

Mais les rebondissements ne s'arrêtent pas là. A cinq mois des Jeux, fin février, alors qu'il participe à un stage technique au Maroc, Teddy Riner se blesse au genou, l'une des pires blessures possibles pour un judoka. Le verdict est lourd : deux mois d'arrêt sont nécessaires pour une cicatrisation complète. "J'ai senti que la blessure était grave car je connais mon corps. On le sait, quand c'est le genou ou une grosse articulation, en général cela est synonyme de gros bobos." Mais l'athlète reste positif, réorganise sa préparation et ruse pour cacher sa blessure. Car si elle venait à être découverte, ses adversaires pourraient en profiter.

Moments intimes en famille

Au-delà des rebondissements sportifs, les journalistes ont réussi à capter des moments tendres et touchants avec sa famille, notamment avec son fils ou ses grands-parents dont il est très proche, mais aussi ce moment privilégié avec son père en Guadeloupe en avril dernier. On les voit tous les deux se recouvrir le corps de boue dont les vertus aideraient à lutter contre les rhumatismes. "C'est l'un des moments qui m'a le plus marqué, la séquence est inimaginable", confie Benoit Durand. 

Le documentaire s'achève à un mois du début des Jeux olympiques. Le suspense quant au dénouement reste entier. "Ça va être un truc de fou ces JO. Préparez-vous car ça va être quelque chose", lance l'entraîneur de Riner, Laurent Cajella. Heureusement pour nous, la fin de l'histoire est toute proche.

Teddy Riner, la quête. Jeudi 22 juillet à 21h05, sur France 2.

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