Paris 2024 : quatre chiffres sur la cérémonie d'ouverture, à 500 jours des Jeux olympiques

Pour la première fois, les plus de 10 000 athlètes ne paraderont pas dans un stade, mais à bord de bateaux sur la Seine.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Cette illustration, publiée par le Comité olympique de Paris 2024, montre à quoi pourrait ressembler la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques sur la Seine. (FLORIAN HULLEU / PARIS 2024 / AFP)

Une nouvelle scène pour les Jeux : la cérémonie d'ouverture des JO de Paris ne se déroulera pas dans un stade, mais sur l'eau. Une première. Entre le souhait d'offrir au monde un événement inédit et l'impératif de sécurité, la préparation de la cérémonie du 26 juillet 2024 est un casse-tête pour les acteurs impliqués (Etat, Comité d'organisation et Ville de Paris). A moins d'un an et demi du jour J, franceinfo revient en quatre chiffres sur cette parade sur la Seine.

1 6 km sur la Seine

La Seine comme fil rouge. Le 26 juillet 2024, 10 500 athlètes descendront le fleuve en bateau sur 6 km. Les délégations des 206 nations embarqueront, à 20h24 précises, au niveau du pont d'Austerlitz, et passeront par plusieurs lieux emblématiques de la capitale française, comme la cathédrale Notre-Dame ou le musée du Louvre. L'arrivée est prévue à 23h50 au niveau de la tour Eiffel.

 

2 600 000 spectateurs attendus

C'est un changement de dimension. La cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024 pourra accueillir 600 000 spectateurs, assure le site officiel des Jeux, "soit environ dix fois la capacité d'un stade en configuration olympique". En novembre, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a évoqué 100 000 spectateurs payants sur les quais bas et 500 000 gratuits sur les quais hauts de la Seine. Avec la mise en place d'une billetterie gratuite pour contrôler la foule sur le site. La mairie, qui privilégiait un scénario sans billetterie, s'est finalement rangée à l'avis du gouvernement. "On n'en fera pas un casus belli", assure ainsi l’ancien rugbyman Pierre Rabadan, l’adjoint aux sports et aux JO à la mairie de Paris.

L'accès aux quais hauts sera divisé en plusieurs zones, selon l'élu : "Un ticket permettra d'accéder à une zone, on ne pourra pas déambuler de Bercy au Trocadéro." Le public ne pourra pas non plus se promener sur les ponts. Certains seront réservés à la logistique, à l'éclairage ou à la sonorisation. D'autres aux spectateurs payants. Et d'autres encore aux services d'urgence et de sécurité en cas d'évacuation.

Pour le moment, le chiffre de 600 000 spectateurs n'est pas remis en question officiellement, mais, selon l'AFP, certains suggèrent déjà de le réduire à 500 000, voire 400 000, pour des raisons de sécurité.

3 Quelque 160 bateaux

"C'est environ le nombre d'embarcations qui composeront la flotte", selon le site officiel de Paris 2024. Alors qu'ils doivent d'habitude patienter en coulisses, les athlètes auront tout le loisir d'admirer les paysages et de saluer les spectateurs depuis leur bateau. Certaines embarcations seront réservées aux sportifs, d'autres à la sécurité et aux organisateurs.

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4 35 000 policiers et gendarmes

Pour la seule cérémonie d'ouverture, Gérald Darmanin prévoit de mobiliser 35 000 policiers et gendarmes. Le ministre table sur une moyenne de 30 000 membres des forces de l'ordre en moyenne par jour durant la durée des Jeux, du 26 juillet au 11 août.

Il chiffre en outre à 25 000 les besoins en agents de sécurité privée pour sécuriser les sites de compétition, responsabilité du Comité d'organisation. Fin février, seuls 3 000 de ces agents avaient été embauchés et 1 800 étaient en formation, selon la préfecture de la région Ile-de-France.

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et les autres services de renseignement seront eux aussi pleinement mobilisés, compte tenu des menaces très élevées entourant les événements mondiaux comme les JO.

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