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Paris 2024 : l'Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

La maire de Paris, Anne Hidalgo, s'est dite favorable jeudi à une participation des athlètes russes et biélorusses sous bannière neutre.
Article rédigé par franceinfo: sport avec AFP
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 1 min
Le président du CIO, Thomas Bach, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 3 juillet 2022, à Kiev. (AFP)

L'Ukraine a menacé de boycotter les Jeux olympiques de Paris en 2024, jeudi 26 janvier, après les déclarations d'Anne Hidalgo, concernant la participation des sportifs russes et biélorusses sous une bannière neutre. "Une telle situation est inacceptable pour notre Etat", a réagi sur Facebook le ministre ukrainien des Sports, Vadym Goutzeït, alors que le Comité international olympique (CIO) a dessiné, mercredi, une feuille de route pour réintégrer ces athlètes dans le sport mondial.

"Notre position reste inchangée : tant que la guerre continue en Ukraine, les athlètes russes et biélorusses ne devraient pas participer aux compétitions internationales", a poursuivi Vadym Goutzeït, avant d'ajouter que "si nous ne sommes pas entendus, je n'exclus pas la possibilité que nous boycottions et refusions de participer aux Jeux olympiques". Depuis l'invasion russe, lancée en février 2022, l'Ukraine milite pour le bannissement des athlètes russes et biélorusses des Jeux olympiques de Paris, prévus en 2024. Mardi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a encore fait une demande en ce sens, auprès de son homologue français, Emmanuel Macron.

La Grande-Bretagne et le Danemark contre la réintégration des athlètes russes

Dans ce dossier, l'Ukraine peut notamment compter sur le soutien de plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne et le Danemark. "Nous condamnons toute initiative qui permettrait au président Poutine de légitimer sa guerre illégale en Ukraine", a fustigé Michelle Donelan, la ministre britannique de la Culture également chargée des Sports, tout en qualifiant l'initiative du CIO de "très éloignée des réalités de la guerre".

"Nous maintenons fermement notre position. Il n'est pas encore temps de considérer leur retour", a indiqué pour sa part le chef du Comité olympique danois, Hans Natorp, en se référant à l'intensification des combats en Ukraine.

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