Paris 2024 : "Il y a un niveau de menaces qu'on ne peut pas occulter", justifie un syndicat de police

"Le risque zéro n'existe pas, insiste le secrétaire général adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure CFDT. On adaptera le dispositif de sécurité en fonction de l'évolution de la menace".
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Des policiers en exercice de simulation d'un attentat terroriste, le 5 avril 2024 dans le Rhône. (JEFF PACHOUD / AFP)

"Il y a un niveau de menaces qu'on ne peut pas occulter", a estimé lundi 15 avril sur franceinfo Didier Rendu, secrétaire général adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure CFDT, alors qu'Emmanuel Macron a ouvertement évoqué un "plan B" pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024.

Le menace terroriste et le contexte international lié notamment à la situation au Proche-Orient forcent les autorités françaises à envisager une alternative : "Il y a un niveau de menaces qu'on ne peut pas occulter, qu'il faut prendre en compte", explique le syndicaliste. L'option de restreindre la cérémonie au Trocadéro est envisagée et pourrait faciliter la tâche des forces de l'ordre. "On sait faire sans difficulté. Il faut que les JO soient une fête pour les athlètes, pour le peuple français, pour tous ceux qui viennent en France assister aux épreuves. On saura faire en garantissant un niveau de sécurité maximum", a-t-il assuré.

Il faudra garantir aux agents "des conditions d'exercice optimales"

"La police nationale répondra bien évidemment présente", rassure Didier Rendu. Mais il faudra que l'administration réponde également présente, selon lui, notamment "en garantissant aux agents l'ensemble des conditions d'exercice optimales pour assurer les missions", notamment "en termes de récupération de temps de travail pour pouvoir permettre à nos collègues de travailler avec l'esprit libéré", a-t-il expliqué.

Dans ce contexte de menace terroriste, la difficulté est de l'évaluer au jour le jour à plus de trois mois du début des JO : "L'ensemble des services de renseignement travaillent au quotidien sur l'évaluation de cette menace. Il y a un plan A avec un scénario défini", mais "on ne s'interdit pas de réfléchir à un plan B en fonction de l'évolution de la menace", explique-t-il. "Le risque zéro n'existe pas. On adaptera le dispositif de sécurité", précise Didier Rendu.

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