Paris 2024 : des caméras dotées d'une IA à l'essai pour sécuriser les lieux

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Les députés examinent actuellement le projet de loi pour préparer les Jeux olympiques de Paris en 2024. Certains élus s'inquiètent de l'installation d'une vidéo surveillance intelligente, qui pourrait détecter automatiquement des comportements suspects. -
Paris 2024 : des caméras dotées d'une IA à l'essai pour sécuriser les lieux Les députés examinent actuellement le projet de loi pour préparer les Jeux olympiques de Paris en 2024. Certains élus s'inquiètent de l'installation d'une vidéo surveillance intelligente, qui pourrait détecter automatiquement des comportements suspects. - (FRANCE 2)
Article rédigé par France 2 - E.Bonnasse, Y.Madec, S.Ricottier, B.Veran J.Messa, G.Marque, P.Maire, V.Gustin-Laville
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Les députés examinent actuellement le projet de loi pour préparer les Jeux olympiques de Paris en 2024. Certains élus s'inquiètent de l'installation d'une vidéo surveillance intelligente, qui pourrait détecter automatiquement des comportements suspects.

Elles pourraient être les invitées les plus discrètes des Jeux olympiques. Des caméras dites "intelligentes", prévues par le projet de loi pour Paris 2024, permettraient de scruter les abords des futurs lieux de compétition, comme le Stade de France ou la Tour Eiffel, mais aussi les transports en communs. Dotées d'une intelligence artificielle, ces caméras sont capables de détecter les mouvements de foule, des comportements suspects et de les signaler. À titre exceptionnel, certaines de ces caméras sont déjà utilisées pour surveiller certains lieux. Avec cet algorithme, huit agents suffisent pour surveiller 2 500 caméras.

Des craintes d'une surveillance généralisée  

Mais jusqu'où peut aller cette technologie ? La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) se veut rassurante. "Ça ne va pas être utilisé pour regarder si vous êtes entré sans payer votre billet ou si vous avez laissé un papier gras par terre mais pour regarder si vous êtes en train de laisser un colis abandonné qui pourrait être une bombe. Des choses de ce type-là", explique Louis Dutheillet de Lamothe, secrétaire général de la Cnil. Pourtant, certaines associations et élus y voient les prémices d'une surveillance généralisée avec reconnaissance faciale, comme cela se pratique en Chine. Pour l'heure, le projet de loi prévoit une utilisation spéciale de ces caméras jusqu'au 31 décembre 2024. 

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