Grand entretien "Je suis un homme de challenge" : Florent Manaudou vise "une dernière médaille" aux JO de Paris 2024

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Article rédigé par franceinfo
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Champion olympique de natation en 2012, Florent Manaudou fera partie des quatre capitaines qui accompagneront les 10 000 porteurs de flammes, de Marseille à Paris avant le début des Jeux de Paris 2024. Il est l'invité de la deuxième édition de Demain le sport.

"Je suis un homme de challenge", a déclaré mardi 19 septembre sur franceinfo le nageur français Florent Manaudou, qui se prépare pour "faire une dernière médaille" lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Il fait partie des nombreux invités de la deuxième édition de "Demain le Sport" organisée mardi 19 septembre à la Maison de la Radio et de la Musique en partenariat avec France Télévisions et L'Equipe.

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Florent Manaudou et sa sœur Laure, tous les deux champions olympiques de natation, feront partie des quatre capitaines choisis par Paris 2024, avec Dimitri Pavadé (saut en longueur) et Mona Francis (paratriathlon), pour encadrer les 10 000 porteurs de flamme. Elle partira le 8 mai de Marseille pour arriver à Paris le 26 juillet lors de la cérémonie d'ouverture. "J'aimerais beaucoup la porter à Marseille, ma ville de cœur", dit-il.

franceinfo : C'est quoi un porteur de flamme ?

Florent Manaudou : Il va y avoir 10 000 porteurs de flamme entre le moment où la flamme va être allumée à Athènes et au moment où la flamme sera dans le stade. Ils vont aller en Outre-mer aussi. Cette flamme va voyager énormément et il y a besoin de capitaines, comme dans toute équipe de sport. On aura la chance de porter la flamme avec les trois autres co-capitaines. J'aimerais beaucoup la porter à Marseille. Elle arrive à Marseille avec le Belem, le 8 mai. Je nage à Antibes, mais je suis licencié à Marseille. Elle est ma ville de cœur.

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Vous rêvez de vous qualifier pour les Paris-2024. Vous avez eu des résultats en demi-teinte aux Mondiaux au Japon. Vous doutez ?

Qu'on réussisse ou qu'on ne réussisse pas, on a toujours le doute. C'est un peu l'ADN du sportif. On doit toujours remettre en question notre préparation. En septembre, quand on recommence une préparation, il ne faut pas tout effacer, mais il faut se réinventer, il faut repenser avec le staff.

Avez-vous compris avec le recul ce qui s'est passé ?

Oui, on comprend toujours. Ça a été difficile au début parce que quand on s'entraîne douze mois, on a envie forcément de réussir le jour J. Mais le sport, c'est parfois des défaites et parfois des victoires. Là, c'était une défaite. J'espère qu'il n'y en aura pas une autre l'année prochaine.

Vous imaginez ne pas vous qualifier pour les JO ?

Oui, bien sûr. Même en étant un sportif qui a réussi, il y a une espèce de stress négatif quand on arrive aux sélections. On peut tout perdre et il n'y a rien à gagner. Cela paraît logique pour un athlète comme moi, pour un athlète comme Teddy Riner, comme Kevin Mayer, d'aller aux Jeux. Mais pour aller aux Jeux, il faut se qualifier. On peut tomber malade la veille. Rien n'est écrit. C'est un monde d'incertitudes. Donc il y a d'abord les sélections et il y aura après les Jeux olympiques.

"J'ai eu la chance d'arrêter aussi pendant deux ans la natation. Ça m'a fait énormément de bien."

Florent Manaudou

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Vous avez 32 ans dans un sport où on arrête assez tôt. Qu'est-ce qui vous motive encore ?

Paris 2024 ! C'est suffisant. Je suis un homme de challenge. J'aime beaucoup le challenge. J'ai eu la chance d'arrêter aussi pendant deux ans la natation (pour faire du handball). Ça m'a fait énormément de bien, de faire autre chose, d'apprendre de nouvelles choses, d’être au contact d'autres sportifs. Je suis revenu avec un challenge de faire une médaille olympique que j'ai faite en 2021.

Les Jeux de Paris seront votre dernier grand objectif ?

Oui, je pense. Je n'aime pas dire ce que je vais faire après, parce que moi-même je ne le sais pas. On verra. C'est la dernière année sérieuse en tout cas. Après, on fera peut-être les choses un petit peu plus tranquille, mais ça peut aussi fonctionner, on verra en temps voulu.

Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour ces Jeux ?

De faire une dernière médaille. Ça serait bien. Après, on s'entraîne pour gagner. Mais je serais satisfait de faire une médaille.

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