Paris 2024 : "J'irai me baigner dans la Seine cet été", "on est dans les temps", promet le préfet de la région Ile-de-France

Certains travaux sont "en avance sur le plan prévu", indique jeudi Marc Guillaume, responsable du plan baignade, le plan de dépollution de la Seine et de la Marne en vue des Jeux de Paris.
Article rédigé par franceinfo
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Les épreuves des Jeux partiront du pont Alexandre-III, comme lors des épreuves-test en août 2023. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

"J'irai me baigner dans la Seine cet été", "on est dans les temps" pour les Jeux de Paris 2024, promet sur France Bleu Paris jeudi 14 mars le préfet de la région Ile-de-France, Marc Guillaume, responsable du plan baignade, le plan de dépollution de la Seine et de la Marne. "L’objectif est que le marathon et le triathlon des Jeux olympiques puissent se tenir dans la Seine et que dès l’été 2025, des sites de baignade pérennes puissent ouvrir au bénéfice des Franciliens", assure Marc Guillaume. Il ne confirme toutefois pas la date du 23 juin, comme Anne Hidalgo, pour plonger dans la Seine : "Je crois qu’on n’en est pas encore à fixer nos emplois du temps", répond-il.

Les travaux de raccordement des eaux usées des habitants du Val-de-Marne et des réseaux publics sont en cours et "on est en avance sur le plan prévu en 2020, nous devions faire à peu près 75 % de travaux de réseaux, on est déjà au-delà et on aura fait encore plus cet été", calcule le préfet de région.

En revanche, pour les travaux chez les particuliers, "on est un peu en dessous", reconnaît Marc Guillaume, qui annonce de nouvelles mesures de prises en charge afin d'accélérer les travaux. "Nous prenons aujourd’hui des mesures nouvelles à l’agence de l’eau pour que, dans les communes du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis qui sont sous maîtrise d’ouvrage public, nous financions à 100 % les travaux chez les particuliers pour le raccordement avant le 1er août." Sont donc concernés les particuliers dans les collectivités qui ont pris une maîtrise d’ouvrage publique en marché unique.

C’est une "adaptation pour faire en sorte que cet été on ait le maximum de branchements corrigés". En 2020, "nous avions défini un objectif de 66 % des actions réalisées pour l’été 2024. Nous serons sans doute à 75 %", se félicite le préfet.

Des analyses quotidiennes

Avant les JO et avant les épreuves, l'eau sera analysée quotidiennement. "Nous aurons des prélèvements tous les jours dès le 1er juillet, rassure le préfet. Les prélèvements seront faits à "35 endroits". Ils seront réalisés "au moment des Jeux une vingtaine d’heures avant l’épreuve. Nous avons mis en place avec la mairie de Paris un système de double prélèvement tous les jours et de doubles analyses."

1,4 milliard d’euros sont consacrés pour dépolluer la Seine dont 700 millions financés par l’État, à peu près 400 millions financés par le SIAAP, le service public de l'assainissement francilien, et "une centaine de millions financés par la ville de Paris pour le bassin d’Austerlitz", rappelle le préfet. Selon lui, ces dépenses sont nécessaires : "C’est un investissement. C’est un héritage formidable pour des sites de baignade pérennes. C’est à la fois un héritage écologique et citoyen. Une mesure bienvenue pour l’avenir" face au changement climatique, estime le préfet.

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