Paris 2024 : "Il n'y a pas de menace caractérisée, connue, identifiée, contre les Jeux", affirme Laurent Nuñez

Pour ces Jeux olympiques et paralympiques, la France prévoit notamment d'utiliser la vidéosurveillance algorithmique. Une technologie critiquée par plusieurs associations qui craignent des délits de faciès.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le préfet de Paris, Laurent Nuñez, était l'invité de France Inter, le vendredi 19 avril 2024. (FRANCE INTER / RADIOFRANCE)

Si "la menace terroriste est permanente dans notre pays depuis de nombreuses années", "il n'y a pas de menace caractérisée, connue, identifiée, contre les Jeux", affirme le préfet de Paris, Laurent Nuñez, vendredi 19 avril sur France Inter. Il rappelle tout de même que le dispositif de sécurité conçu pour les Jeux olympiques et paralympiques de cet été est "adapté à un niveau très élevé de menace terroriste" puisque la France est en "urgence attentat", le niveau maximal du plan Vigipirate.

Pour ces Jeux olympiques et paralympiques, la France prévoit d'utiliser la vidéosurveillance algorithmique. Elle sera à nouveau testée, samedi soir, lors du concert des Black Eyed Peas, à La Défense Arena, et, dimanche soir, pour le match PSG-OL, au Parc des Princes. Cette technologie est critiquée par plusieurs associations qui craignent, notamment, des délits de faciès. "Il n'y a pas de reconnaissance faciale, la loi nous l'interdit", assure le préfet de Paris. "Il y a simplement une utilisation de la vidéoprotection pour détecter des choses anormales, par exemple un mouvement de foule en sens inverse du sens normal de circulation, la pénétration des individus dans des zones interdites", détaille Laurent Nuñez.

La présence policière va être fortement renforcée à l'approche des Jeux olympiques, avec 30 000 forces de l'ordre mobilisées "en moyenne" et "des pics à 45 000", explique-t-il.

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