JO 2021 - Handball : "Chaque joueuse a apporté tout ce qu'elle pouvait apporter", analyse Valérie Nicolas après le match contre la Suède

Notre consultante et ancienne joueuse internationale Valérie Nicolas est revenue sur la victoire des Bleues en demi-finale face à la Suède vendredi, et s'est projetée sur la finale.

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Coralie Lassource et Estelle Nze Minko pendant la demi-finale des Jeux olympiques face à la Suède, le 6 août 2021.  (CURUTCHET VINCENT / KMSP)

"Sur le papier, la demi-finale contre la Suède, c'était du 50/50." Les handballeuses tricolores se sont qualifiées pour la finale du tournoi olympique vendredi 6 août, après leur victoire face aux Suédoises (29-27). L'ancienne gardienne internationale, Valérie Nicolas, est revenue sur la qualification des Bleues pour la deuxième finale olympique de leur histoire, qu'elles joueront face aux Russes (dimanche à 8 heures).

franceinfo: sport : La Suède était-elle un adversaire coriace pour les Bleues ?

Valérie Nicolas : Les Suédoises ont fait une très belle compétition. C'est une équipe forte, qui a fait plaisir à voir. Elles n'ont perdu qu'un match, mais il s'agissait d'une rencontre sans enjeu, puisqu'elles étaient assurées d'obtenir la première place du groupe. De leur côté, les Françaises ont eu des résultats moyens, mais elles sont montées en puissance tout au long de la compétition. Il y a eu un déclic après le match face à la Russie. Elles se sont parlées, elles ont échangé et grâce à ça, elles ont joué plus collectivement.

Quels ont été les ingrédients de la victoire face à la Suède ? 

Les gardiennes suédoises, qui ont été très solides au début du tournoi, n'ont pas été à la hauteur. Ça aurait été une toute autre rencontre si elles avaient eu le niveau des matchs précédents. Mais les Bleues ont très bien défendu. L'alternance de défenses a posé des problèmes aux Suédoises, qui ont eu du mal à franchir le bloc. En attaque, les solutions ont été trouvées un peu partout. Grâce à Zaadi, qui a été la meilleure buteuse du match, et Laura Flippes qui a fait un très bon match. J'ai également beaucoup aimé la performance de Méline Nocandy. Et puis, on a pu compter sur nos très bonnes gardiennes. Cléopâtre Darleux a réalisé plusieurs arrêts très importants, voire même décisifs. Aujourd'hui, chaque joueuse a apporté tout ce qu'elle pouvait apporter. Ça a été un très bon travail collectif et une réelle performance d'équipe.

Comme leurs homologues masculins, les handballeuses françaises ont composté leur billet pour la finale des Jeux Olympiques grâce à leur victoire contre la Suède (29-27). Elles affronteront la Norvège ou les handballeuse du Comité olympique de Russie en finale.

Est-ce que l'absence de la capitaine Siraba Dembelé a porté préjudice aux Bleues sur le début du tournoi ? 

Il est vrai que le groupe est à Tokyo sans sa capitaine emblématique, Siraba Dembélé, blessée en avril. Son absence s'est vraiment fait ressentir au début du tournoi. Les filles ont manqué de cohésion. Elles ont pris conscience qu'elles devaient se parler car ça ne pouvait pas continuer comme cela. Elles se sont réunies, elles se sont lâchées et depuis cette discussion, le groupe a changé de visage. Le handball est un sport collectif et sans les copines à côté, on ne peut pas gagner. 

Cela fait quelques années maintenant que les Françaises ont retrouvé un très bon niveau...

Entre 2011 et 2016, on n'a rien gagné. Pourtant, on avait de bonnes joueuses mais les résultats n'étaient pas là. C'est qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Mais depuis les Jeux de Rio en 2016, on est en grande forme, mis à part en 2019 avec l'élimination dès le premier tour aux championnats du monde. Il arrive parfois de passer à côté d'une compétition. Il y a eu un déclic, c'est sûr, et l'arrivée d'un préparateur mental a sûrement dû jouer.

Dimanche, elles affronteront le Comité olympique russe pour le titre olympique. Comment se prépare-t-on pour une finale ? 

Une finale de sport collectif, ce n'est pas comme une finale du 100 m où on ne peut que compter sur les performances individuelles. On a beau se préparer, analyser le jeu de son adversaire, on ne peut pas savoir ce qui peut se passer sur une heure de jeu. Il faut être présent à l'heure H. En finale, il faudra être plus malin, trouver des solutions. Et appliquer la même recette que face à la Suède : une bonne défense, monter les ballons, être solidaires sur le terrain. Physiquement elles sont biens, elles n'ont pas trop puisé dans leurs réserves. 

Mais en face, il y aura des adversaires de gros calibres. Le Comité olympique russe est une équipe du top 10, championne olympique en titre, mais elles ont connu des jours de moins bien, comme nous. Dans tous les cas, la finale sera très ouverte. Si elles ont faim de ce titre toutes ensemble, elles peuvent le faire. 

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