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Vidéo Paralympiques 2022 : le skieur argentin Enrique Plantey veut casser les tabous sur la sexualité des personnes handicapées

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Durée de la vidéo : 1 min
Para ski alpin : la deuxième manche de l'Argentin Enrique Plantey au slalom géant
Article rédigé par franceinfo: sport avec AFP
France Télévisions - Rédaction Sport

Enrique Plantey, porte-drapeau de la délégation argentine lors des Jeux paralympiques d’hiver de Pékin, tient un compte Instagram pour aiguiller les personnes atteintes de handicap. 

Avec sa compagne, le skieur paralympique argentin Enrique Plantey veut briser les tabous autour de la sexualité des personnes atteintes de handicap. Devenu paraplégique à l'issue d'un accident de la circulation à l'âge de 11 ans, le skieur alpin n'a plus de sensations en dessous de la ceinture. "Les gens ont peur d'en parler ouvertement. Le principal problème, c'est que les personnes avec un handicap pensent qu'elles ne peuvent plus avoir de vie sexuelle et donner du plaisir. Ce qui est faux", explique à l'AFP l'athlète de 39 ans, aux côtés de sa copine valide Triana Serfaty, une Espagnole avec qui il vit en couple depuis 10 ans.

Un compte instagram avec sa compagne

En 2020, il a créé avec sa copine le compte Instagram "Sexistimos", ainsi nommé en référence au mot "sexe" et à l'expression en espagnol pour "Nous existons". Un compte qui a pour but d’aiguiller les personnes atteintes de handicap en fournissant des informations sur le désir. Le couple ne parle pas que de ses expériences, ils proposent aussi des discussions en ligne avec des sexologues et des thérapeutes.

Face au handicap, l'Argentin souligne aussi l'importance de la communication avec son ou sa partenaire. "Avec Triana par exemple, je sais comment lui faire plaisir. Et elle sait comment me faire plaisir", souligne-t-il.

Des conseils aux athlètes La jeune femme de 29 ans dit aussi se battre contre ce qu'elle appelle des idées préconçues. "Son docteur lui avait dit qu'il ne pourrait plus avoir de relations sexuelles. Mais depuis qu'il a appris à connaître son corps, il a réalisé que c'était faux. Tu dois voir toi-même ce dont tu es capable. Personne ne peut décider à ta place", raconte-t-elle. 

"Beaucoup au village paralympique viennent me voir pour parler de sexe et poser des questions. Encore l'autre jour, quelqu'un - je ne dirai pas qui ! - est venu me trouver, devant ma chambre, pour me demander du Viagra", explique Enrique Plantey.

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