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Jeux paralympiques : le porte-drapeau français Stéphane Houdet espère que "la performance" sera privilégiée par rapport à "la différence"

"Si on a envie de renvoyer une image de sportif, et bien on va recevoir une image de sportif." Le double champion olympique de tennis-fauteuil confie sa fierté de représenter la France à Tokyo.

Article rédigé par franceinfo
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Le double champion olympique de tennis-fauteuil Stéphane Houdet, le 2 octobre 2016. (FRED DOUCHET / MAXPPP)

"On sait qu'il y aura des millions de téléspectateurs qui nous soutiendrons partout dans le monde", s'est réjoui mardi 24 août sur franceinfo le double champion olympique de tennis-fauteuil Stéphane Houdet, porte-drapeau de la délégation française pour la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques à Tokyo, mardi à 13 heures, heure française.

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franceinfo : Que représente pour vous le rôle de porte-drapeau, que vous allez partager avec la judokate Sandrine Martinet ?

Stéphane Houdet : Forcément, la conséquence c'est la fierté. Au départ, c'était un témoignage de reconnaissance de la part de la Fédération française de tennis qui m'a choisi et proposé, puis par la suite du Comité paralympique qui a entériné cette proposition. Et enfin, un vote de nombreux Français et donc à la fin, un binôme avec Sandrine Martinet. On le prend comme un témoignage de reconnaissance.

"Nous serons devant et fiers de porter haut nos couleurs."

Stéphane Houdet, porte-drapeau de la délégation française

à franceinfo

Nous serons toujours derrière nos sportifs et les différentes disciplines qu'on veut absolument vous faire découvrir. Cet après-midi, nous aurons la chance d'avoir l'empereur du Japon, qui nous honorera au moment de la cérémonie d'ouverture. Après, c'est vrai que la situation sanitaire fait qu'il n'y aura pas de public, mais il y aura de belles épreuves et on sait qu'il y aura des millions de téléspectateurs qui nous soutiendrons partout dans le monde.

Est-ce que ces Jeux paralympiques sont l'occasion de faire parler des disciplines, des athlètes paralympiques ?

C'est effectivement l'occasion, à chaque fois qu'il y a des Jeux, qu'ils soient olympiques ou paralympiques, de parler un peu plus du sport en France.

Avez-vous vu un changement de regard sur les Jeux paralympiques et sur le handicap ces dernières années ?

On a vu un grand changement, notamment au moment des Jeux paralympiques de Londres, où la communication avait été préparée en amont en imaginant que les Jeux olympiques étaient la phase préparatoire du grand événement qu'étaient les Jeux paralympiques, quinze jours plus tard. C'était une boutade, il n'empêche que c'était le début d'un changement probablement majeur, dirigé beaucoup plus vers la partie sportive, la performance plutôt que sur la différence. Et je crois par expérience que finalement, le regard est aussi une histoire de miroir et de communication. Si on a envie de renvoyer une image de sportif, et bien on va recevoir une image de sportif. Si on a plutôt envie d'envoyer une image de compassion, de tristesse, c'est ce qu'on va recevoir.

Préféreriez-vous que les Jeux paralympiques aient lieu en même temps que les Jeux olympiques ?

Pas forcément, puisqu'au tennis par exemple, quand on se retrouve à jouer les épreuves en même temps à Roland Garros, l'éclairage n'est pas forcément accentué sur l'épreuve de tennis-fauteuil. En revanche, la possibilité de jouer quelques sports ensemble permettrait peut-être de modifier l'approche.

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