VIDEO. "Je suis bel et bien vivant et tant pis si ça n’est pas en mettant un pied devant l’autre" : malgré un grave accident, il devient champion paralympique de tennis

Après un accident de ski, Michaël Jeremiasz a perdu l’usage de ses deux jambes. Un handicap qui ne l’a pas empêché de s'épanouir dans le sport. Il raconte son combat à Brut.

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BRUT

Alors que son deuxième livre, "Ma vie est un sport de combat", vient de sortir aux éditions Marabout, Michaël Jeremiasz s’est entretenu avec Brut au sujet de sa carrière paralympique.

Si l’on devait attribuer une série de qualificatifs à l’ancien joueur de tennis en fauteuil roulant Michael Jeremiasz, "optimiste" et "déterminé" arriveraient très certainement en tête de liste. L’ancien champion paralympique est revenu sur sa carrière d’athlète professionnel et sur le combat qu’il a dû mener depuis l’accident qui l’a rendu paraplégique, il y a 18 ans. Celui-ci survient alors que l’homme de 36 ans - alors âgé de 18 - fait du ski dans un snowpark. "Au lieu de tomber dans la descente, je tombe à côté. Une chute d’à peu près 10 mètres. Et donc là je me casse les deux jambes et la colonne vertébrale", raconte-t-il.

Optimiste malgré les épreuves

Michaël Jeremiasz doit alors entamer un long parcours de 9 mois de rééducation. Mais le champion est loin de se laisser abattre. Il se souvient : "Je suis en soins intensifs, deux jours après mon accident, j’imite Marlon Brando dans Le Parrain, et je convoque à mon chevet mes parents, mes frères un à un en leur disant : ‘tu vas aller détruire la bosse’…. Et je pars dans une espèce de délire et ils ont un fou-rire." Une force de caractère qui permettra au sportif de réapprendre à vivre dans son corps handicapé et de reprendre peu à peu confiance en lui. Notamment avec les femmes.

Les relations intimes, un sujet tabou chez les handicapés

"J’ai eu une quête frénétique notamment de me prouver et de prouver à la terre entière que je pouvais plaire. Que je pouvais prendre du plaisir et donner du plaisir". Il pointe cependant le tabou de la sexualité chez les handicapés. "Le plus grand tabou, c’est la vie affective. Des hommes handicapés avec des femmes valides, j’en connais énormément. Mais des femmes handicapées avec des hommes valides, j’en connais extrêmement peu."

Après un long parcours, son épouse et lui ont eu recours à la PMA et sont devenus parents en 2016. La même année, il est le porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Paralympiques de Rio. "Là en termes d’émotions, en termes de reconnaissance de mon parcours de sportif, de mon parcours d’homme, des mes engagements, c’est tout en haut." Le sport fait, aujourd’hui, encore partie intégrante de la vie du champion. Depuis la rentrée 2018, il est consultant pour le "Canal Sports Club", diffusé sur Canal +.

VIDEO. “Je suis bel et bien vivant et tant pis si ça n’est pas en mettant un pied devant l’autre\" : malgré son handicap, il devient champion paralympique de tennis
VIDEO. “Je suis bel et bien vivant et tant pis si ça n’est pas en mettant un pied devant l’autre" : malgré son handicap, il devient champion paralympique de tennis (BRUT)