La star américaine du breakdance Grace "Sunny" Choi, ambassadrice des jeux olympiques dans les lycées français

Le breakdance, discipline olympique. Ce sera le cas au JO de Paris. Pour célébrer l'événement, la célèbre b-girl Grace "Sunny" Choi est venue jouer les ambassadrices de la discipline dans un lycée lyonnais. Une rencontre dans le cadre de l'opération "Games 4 all" qui célèbre le lien entre la France et les Etats-Unis à travers les JO de Paris 2024 et Los Angeles 2028.
Article rédigé par Sophie Granel
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 2 min
Sunny Choi en plein cours de breakdance au lycée Juliette Récamier de Lyon. (France 3 Rhône-Alpes : F. Llop / M. Boudet / G. Bessaa)

Après le skateboard à Tokyo en 2020, la rue s'invite à nouveau aux jeux olympiques à travers sa forme la plus artistique et la plus spectaculaire : le breakdance. A la frontière entre l'art et le sport, la discipline est en effet au programme des JO de Paris (du 26 juillet au 11 août 2024). Un événement que l'ambassade des Etats-Unis a tenu à célébrer. Jusqu'en 2028, et le passage de relais olympique à Los Angeles, une série d'événements seront organisés pour promouvoir les liens entre la France et les USA. Et pour inaugurer cette opération baptisée Games 4 all, deux ambassadeurs de choc : les breakdancers Jacob "Kujo" Lyons et Grace "Sunny" Choi. Ce jour-là à Lyon, c'est cette dernière qui est venue donner un cours très particulier aux élèves de 1ère spécialité danse du lycée Juliette Récamier.

Sunny Choi au lycée Juliette Récamier de Lyon -
Sunny Choi au lycée Juliette Récamier de Lyon Sunny Choi au lycée Juliette Récamier de Lyon - (France 3 Rhône-Alpes : F. Llop / M. Boudet / G. Bessaa)

Face aux jeunes danseurs plus habitués au contemporain ou au classique, la prestation de Sunny Choi fait l'effet d'une bombe. "Ça change ! ", s'enthousiasme Anaïs, l'une des élèves en option danse. "La vitesse et tout ! Je trouve que c'est mieux, même si je n'arrive pas. C'est plus ambiançant le hip hop !" Un engouement que partagent ses camarades même s'il n'est pas vraiment facile de suivre celle qui est aujourd'hui la meilleure b-girl (danseuse de breakdance pour les profanes) américaine et l'une des toutes premières au classement mondial. Les figures s'enchainent. Du simple "Top Rock" (pas de base réalisé debout) au célèbre "Shouder Freeze" (tête et mains au sol, jambes en équilibre au-dessus), le tempo est soutenu, y compris pour les enseignants : "Nous on est plutôt dans la recherche en général", résume Julien Vergne, professeur d'éducation physique et art-danse au lycée Juliette Récamier. "Ça peut arriver qu'on travaille sur le rythme, mais là, c'est vraiment ce qui vient en premier ! C'est intéressant pour les élèves d'aborder cette matière là".

Paris 2024, une formidable vitrine pour le breakdance

Au coeur de cette rencontre entre danse traditionnelle et breakdance, Sunny Choi exulte. Avec son comparse Kujo Lyons (absent ce jour-là), elle a sillonné les collèges et lycées français dans le cadre de l'opération Games 4 all mais aussi de la semaine olympique organisée par Paris 2024 du 3 au 8 avril derniers. A Pau, à Paris et à Lyon, l'enthousiasme a été le même. Une fierté pour la b-girl qui attend avec impatience les jeux olympiques : " Ce sera bien pour la communauté breakdance d'avoir cette visibilité. En étant plus exposée, il y aura plus d'investissements, plus d'attention. Ce sera l'occasion de mieux faire connaître notre discipline, notre culture. Ce sera vraiment bien !" Pour les passionnés (ou les curieux) les épreuves de breakdance (officiellement rebaptisé breaking par les instances olympiques) auront lieu les 9 et 10 août 2024, place de la Concorde à Paris.

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