Disney+ : petits couacs dans le lancement de la plateforme de streaming de Walt Disney

Ces petits problèmes techniques s'expliquent par une "affluence supérieure à ses attentes les plus élevées", selon Walt Disney. 

Lancement de la plateforme de streaming Disney+, Los Angeles, 12 novembre 2019
Lancement de la plateforme de streaming Disney+, Los Angeles, 12 novembre 2019 (ROBYN BECK / AFP)

Walt Disney a lancé mardi 12 novembre sa plateforme de vidéo en streaming Disney+, défiant Netflix et les autres acteurs de ce marché qui a révolutionné la consommation de films et autres fictions. Au premier jour d'exploitation aux Etats-Unis, au Canada et aux Pays-Bas, la plateforme a rencontré des difficultés techniques provoquées, selon Disney, par l'affluence supérieure à ses attentes les plus élevées.

Trop de demande ?

Disney+ permet, pour 7 dollars par mois aux Etats-Unis, l'accès à un catalogue riche d'un demi-millier de films et de 7.500 épisodes de série. "La demande pour Disney+ a dépassé nos attentes les plus élevées (...) Nous avons connaissance de problèmes actuellement rencontrés par des utilisateurs et nous travaillons pour les réduire rapidement", a déclaré la compagnie dans un communiqué.

Ces problèmes temporaires, avance Clement Thibault, analyste chez Investing.com, sont surtout le signe que la plateforme Disney a suscité de très fortes attentes"Les grands lancements rencontrent souvent des contretemps lorsque les consommateurs se battent pour être les premiers à bénéficier d'un service donné", ajoute-t-il. A Wall Street, le cours de l'action Disney a fini sur une hausse de 1,35% tandis que l'action de son grand rival Netflix perdait 1,2%.

Un lancement qui stimule le géant Netflix

L'arrivée de Disney de même que l'entrée d'Apple TV+ sur ce marché annonce de grandes manoeuvres. Numéro un des contenus vidéos (films, séries, documentaires) en ligne, Netflix, qui revendique 148 millions d'abonnés payants à travers le monde, a ainsi promis de mettre en ligne quelque 62 productions nouvelles au cours du seul quatrième trimestre, dont The Irishman, le dernier film de Martin Scorsese.

L'an dernier, la plateforme dirigée et co-fondée par Reed Hastings avait consacré 7,5 milliards de dollars (6,6 milliards d'euros) à la production de programmes, un budget qui aura encore augmenté cette année.