Canneséries : l'actrice américaine Sarah Michelle Gellar ravive la flamme des fans de "Buffy"

La star était l'invitée d'honneur du festival Canneséries. A cette occasion, elle s'est livrée sur sa carrière lors d'une masterclass.
Article rédigé par franceinfo Culture avec AFP
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Sarah Michelle Gellar laisse ses empreintes sur le chemin des étoiles à Cannes, lors de la soirée de clôture du festival Canneseries. (ROLAND MACRI / MAXPPP)

L'icône de la série culte des années 1990 Buffy contre les vampires, l'actrice américaine Sarah Michelle Gellar, est revenue, mercredi 19 avril à l'occasion de Canneséries, sur ses 40 ans de carrière. "J'ai travaillé dur et je suis fière de tout ce que j'ai accompli, fière de qui je suis en tant que personne", a déclaré l'actrice de 46 ans, invitée d'honneur du festival, lors d'une masterclass. 

"Je pense que j'ai davantage confiance en moi maintenant" qu'au début, a poursuivi celle qui a incarné, pour des générations d'adolescents, la tueuse de vampires Buffy. Une saga qui a pris fin il y a vingt ans. "On se rend compte que Buffy existe, que c'est un être humain et qu'elle est charmante, accessible, généreuse, c'est l'icône des icônes" : c'est en ces termes qu'Albin Lewi, directeur artistique de Canneséries, a introduit la star américaine, vêtue d'une flamboyante robe verte et bleue à rayures.

Une série intemporelle

"En tant qu'acteur, vous espérez peut-être avoir la chance dans votre vie de faire partie d'un programme télévisé, d'un film, d'une pièce de théâtre qui signifie quelque chose pour les gens et qui continue à avoir du sens", a estimé l'actrice, qui vient de faire son retour sur les plateaux de tournage après une pause de dix ans pour se consacrer à sa famille. Elle est actuellement à l'affiche de la série Wolf Pack, dont elle est aussi productrice, diffusée sur Paramount+.

"Je me sens incroyablement chanceuse" que Buffy "soit toujours adaptée" au paysage télévisuel actuel, a poursuivi Sarah Michelle Gellar, "et que chaque génération non seulement apprécie de regarder la série, mais s'y reconnaisse, alors même que le monde a évolué".

Dans les sept saisons et 144 épisodes de cette série devenue culte, créée par Joss Whedon et diffusée de 1997 à 2003, Sarah Michelle Gellar incarnait Buffy Summers, une adolescente américaine sans histoires désignée comme l'élue pour lutter, avec ses amis, contre les vampires et les forces du mal. "Quand j'ai lu le scénario, je l'ai adoré", a raconté l'actrice, qui n'avait que 17 ans quand elle a été choisie pour le rôle. "C'était tellement différent" de ce qui se faisait alors : "A ce moment-là, on ne donnait pas aux acteurs de cet âge des histoires qui avaient autant de sens et je voulais absolument faire partie" de l'aventure.

Un prix pour l'ensemble de sa carrière

Comme Buffy, "je vivais dans deux mondes : j'étais la plus jeune des acteurs de la série, mais j'avais le plus d'expérience", a retracé celle qui a commencé à fréquenter les plateaux de tournage à l'âge de 4 ans et a joué dans plus de cent publicités, des dizaines de séries et des films à succès tels que Souviens-toi l'été dernier, Scream 2, Sexe Intentions, Scooby-Doo ou encore The Grudge.

C'était "similaire à la façon dont Buffy essayait de trouver sa place entre l'adolescence et l'âge adulte", a poursuivi Sarah Michelle Gellar, pour qui les monstres et créatures démoniaques combattus par l'héroïne étaient "une métaphore des horreurs de l'adolescence". Avec cette série, "il ne s'agissait pas seulement de chaque fille, mais de chaque personne qui était peut-être un peu différente, qui ne rentrait pas tout à fait dans le moule", a développé celle qui a reçu à Cannes un prix pour l'ensemble de sa carrière.

"Regarder Buffy, ça m'a aidée à avancer dans la vie car quand j'étais petite, j'étais séparée de ma maman. J'avais du mal à trouver une sorte d'identité à la suite de mes problèmes et je me suis trouvée grâce à elle. Cela fait 26 ans que je regarde Buffy", confie avec beaucoup d'émotion à la sortie de la masterclass Dorine Constantin, 37 ans, qui a fait dix heures de train depuis la Suisse pour voir son idole en chair et en os.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.