L'arrestation de Jean-Luc Lahaye pour corruption de mineure en trois actes

Le chanteur de 62 ans a été interpellé mercredi matin. Il s'est défendu de ces accusations, mettant en cause Facebook. Le réseau social lui répond. 

Le chanteur Jean-Luc Lahaye chez lui, à Paris, le 18 décembre 2014. 
Le chanteur Jean-Luc Lahaye chez lui, à Paris, le 18 décembre 2014.  ( MAXPPP)

Jean-Luc Lahaye a de nouveaux ennuis avec la justice. Le chanteur de 62 ans a été interpellé pour "corruption de mineure de moins de 15 ans aggravée", a révélé RTL vendredi 13 février. Déféré mercredi, il s'est vu notifier une convocation pour comparaître le 23 mars devant le tribunal de grande instance de Paris. 

L'interprète de Femme que j'aime ou de Papa chanteur  s'est défendu de ces accusations, mettant en cause Facebook. Le réseau social lui répond. 

Acte 1 : Jean-Luc Lahaye arrêté pour des faits remontant à 2013

Le chanteur est interpellé mercredi matin par l'Office central de répression des violences aux personnes de la police judiciaire pour des faits remontant à 2013. Présenté au juge à l'issue de sa garde à vue, trois infractions sont retenues contre lui : "corruption de mineure aggravée par l'utilisation d'un réseau de communication électronique et l'âge de la victime (moins de 15 ans)", "proposition sexuelle à une mineure de moins de 15 ans en utilisant un moyen de communication électronique" et "détention d'image pornographique représentant des mineurs". 

Jean-Luc Lahaye est laissé libre, mais placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire et obligation de recevoir des soins, selon RTL. 

Le chanteur a déjà été condamné début 2007 à 10 000 euros d'amende pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de moins de 15 ans

 Acte 2 : le chanteur récuse les accusations de pédopornographie et met en cause Facebook

L'artiste dénonce un "acharnement", dans Le Parisien. "Une fan m'a envoyé en 2013 des photos d'elle 'olé olé' sur ma messagerie Facebook. Cette fille (…) avait 15 ans quand elle m'a envoyé ces photos, mais elle disait avoir 18 ans", explique le chanteur, affirmant ne pas être "responsable des images que l'on [lui] envoie !"  La star des années 80 estime avoir "été victime d'un faux profil, comme le sont des milliers de personnes sur Facebook". 

Sur Europe 1, il récuse les accusations de pédopornographie"Aucune photo à caractère pornographique, encore moins pédophile" ne serait stockée sur son ordinateur saisi par la justice, explique-t-il.

"Contrairement à ce qui a pu être dit, Jean-Luc Lahaye n'a pas fait l'objet, hier, d'une mise en examen, mais d'une enquête à la suite d'un signalement par un réseau social sur lequel circulaient des informations suspectes et des images à caractère sexuel dont il était destinataire", assure un communiqué de son avocat adressé à l'AFP dans la nuit de jeudi à vendredi.

 Acte 3 : Facebook dément avoir alerté la justice

Interrogé par 20 Minutes, le réseau social se défend. Et dément avoir alerté la police. Facebook affirme au quotidien gratuit qu’il ne fait jamais de surveillance et qu’un contenu privé n’est accessible à la police que lorsqu’une demande est faite par celle-ci dans le cadre d’une procédure judiciaire.

"En matière de pédopornographie, nous appliquons une politique de tolérance zéro et nous travaillons de façon étroite avec les autorités", affirme toutefois le réseau social à 20 Minutes. Facebook s'appuie également sur les signalements faits par ses internautes : "Nous mettons à la disposition de nos utilisateurs des outils de signalement auprès de chaque contenu. Dès le premier signalement, le contenu est analysé par nos équipes dédiées" pour les traiter.