Christine Boutin s'explique après son tweet sur la mastectomie d'Angelina Jolie

La présidente du Parti chrétien-démocrate s'est défendue jeudi, deux jours après avoir critiqué l'opération de l'actrice américaine, qui a subi une ablation des deux seins.

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, le 6 février 2013.
Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, le 6 février 2013. (JOEL SAGET / AFP)

Deux jours après avoir ironisé sur la mastectomie d'Angelina Jolie, Christine Boutin s'explique, jeudi 16 mai. Répondant à un tweet du Plus du Nouvel Obs au sujet de la médiatisation de l'ablation des seins de l'actrice américaine, Christine Boutin avait lancé mardi : "Pour ressembler aux hommes ? Rire ! Si ce n'était triste à pleurer !". Sur le site du Parti chrétien-démocrate (PCD), parti dont elle est présidente, elle explique son propos. Elle précise que sa démarche "ne se voulait d'aucune manière blessante", et elle s'interroge "sur cette médiatisation pour le moins surprenante".

Elle dénonce "la société des riches"

D'une part, elle met en cause la "médecine prédictive" : "Je m'interroge donc sur l'opportunité de cette opération. Celle-ci pose la question et les limites de la médecine prédictive, qui supprime par avance la possibilité d'un mal qui n'est pas encore développé ! Et qui n'empêchera pas le développement d'autres cancers sur d'autres organes."

D'autre part, Christine Boutin dénonce une médecine d'individus fortunés. "La médecine serait-elle réservée à ceux qui ont de l'argent ? N'oublions pas cette opération coûte cher. Nous pouvons y voir une consécration de la société des riches", écrit-elle.

Elle pointe le scandale des prothèses PIP

La présidente du PCD pointe également le problème des prothèses que va devoir porter Angelina Jolie après son opération.

"Devant le récent scandale des prothèses PIP, le cas Angelina Jolie pose plus de problèmes que de réponses", estime-t-elle de façon laconique. Et d'ajouter : "J'ai voulu attirer l'attention de tous sur la société qui fait croire que l'on pourra éradiquer toutes les maladies, sur une société qui crée du rêve en creusant l'écart entre riches et pauvres."