Des techniques d'aspiration des particules de plomb seront mises en place sur les sols autour de Notre-Dame de Paris

Du gel et un tensioactif seront appliqués aux sols autour de l'édifice, a fait savoir le ministère de la Culture.

(STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

L'application d'une couche de gel et une méthode d'ultra haute-pression avec ajout d'un tensionactif devraient permettre la semaine prochaine d'enlever les particules de plomb qui ont pénétré dans les sols, notamment, l'asphalte, autour de Notre-Dame, a indiqué mardi 6 août le ministère de la Culture.

Le parvis et des rues proches de l'Hôtel Dieu; la rue de la Cité, le début de la rue d'Arcole, seront traités selon ces deux procédés chimiques, en fonction de l'état de leurs sols. Anne Souyris, adjointe à la santé de la mairie de Paris, avait annoncé lundi qu'"une sorte d'enfilmage, un gel" allait être déposé sur le parvis.

L'efficacité des techniques sera mesurée

Le procédé du gel devrait permettre l'aspiration des particules de plomb qui y ont pénétré après l'incendie du 15 avril. L'application de la couche devrait durer un jour. Elle devra sécher pendant trois jours et sera ensuite retirée progressivement, ce qui devrait prendre au moins cinq jours.

L'autre méthode, l'utra-haute pression avec ajout de tensioactif –un agent chimique permettant d'augmenter les capacités d'étalement et mouillage d'un liquide– a été rajoutée pour certaines des surfaces contaminées. Ce tensioactif sera aspiré et récupéré. Cette solution ne se fera pas en un jour mais devrait être plus rapide que celle du gel. Après ces opérations, un contrôle de leur efficacité devra être opéré.

Toute ces opérations ne devraient pas commencer avant le début de la semaine prochaine.ministère de la Cultureà l'AFP

L'incendie qui a en partie détruit la cathédrale a fait fondre et s'écouler d'une part, libéré sous formes de particules d'autres part, les centaines de tonnes de plomb contenues dans la charpente de la flèche et la toiture. Dans les sols poreux comme l'asphalte, le plomb s'enfonce, et l'opération pour le récupérer est complexe. Plusieurs procédés ont été testés en coordination avec l'Agence régionale de santé et la Ville de Paris, et les plus adéquats ont été retenus.