Nouvelle-Calédonie : un long chemin vers l'indépendance

Découverte par James Cook en 1774,  la Nouvelle-Calédonie est ensuite colonisée par la France en 1853. Retour sur une cohabitation tumultueuse.  

France 2

C’était un 4 septembre. Sur son trois-mâts de la Royal Navy, James Cook découvre en 1774 un archipel dans le Pacifique Sud. Il la cartographie et la baptise Nouvelle-Calédonie, de Caledonia, le nom latin de l’écosse. Riche en ressources, la France s’y intéresse rapidement pour le commerce du santal, de l’huile de baleine et de coco. En 1853, Napoléon III en fait une colonie francaise et y construit dès l’année suivante un bagne, dont les repris de justice feront par la suite office de main d’oeuvre gratuite pour coloniser le territoire et exploiter le nickel.

Une spoliation aux multiples visages

La France n’a que peu de considération pour les Kanaks, le peuple autochtone calédonien dont elle exploite les montagnes sacrées. Sous de Gaulle, leur culture est folklorisée. Mais chez les autochtones, l’accumulation des frustrations fait grimper la colère. Les mouvements indépendantistes se forment, ils demandent, militent et combattent pour obtenir le scrutin d’autodétermination promis par l’ONU. En 1988, une prise d’otages dans l’île d’Ouvéa tue 19 kanaks et 6 militaires français. Elle donne lieu aux accords de Matignon, conclus entre le leader des indépendantistes Jean-Marie Tjibaou et Michel Rocard, alors Premier ministre. "Une trahison" pour certains Kanaks : l’année suivante, Jean-Marie Tjibaou et son bras droit, Yeiwéné Yeiwéné, sont assassinés dans une embuscade. 30 ans plus tard, en 2018, la Nouvelle-Calédonie vote pour rester française. Le prochain référendum pour l’autodétermination aura lieu dans quelques semaines.

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En Nouvelle-Calédonie, le déconfinement aura lieu le 20 avril.   (MOIRENC CAMILLE / HEMIS.FR / AFP)