Cet article date de plus de trois ans.

Hommage national : "La poésie de Charles Aznavour appartient au peuple, et les Invalides, ce n'est pas le peuple"

Le chanteur Hugues Aufray estime sur franceinfo qu'il aurait fallu organiser "une traversée de Paris" à pied, en partant des Invalides. 

Article rédigé par
Édité par Thomas Pontillon - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Charles Aznavour lors d'un concert à Barcelone (Espagne), en avril 2018.  (QUIQUE GARC?A / EFE)

"La poésie de Charles Aznavour appartient au peuple, et les Invalides, ce n'est pas le peuple", a déclaré jeudi 3 octobre sur franceinfo Hugues Aufray, à la veille de l'hommage national à Charles Aznavour, mort lundi à l'âge de 94 ans.

Il aurait fallu "une traversée de Paris" à pied 

Même si Charles Aznavour "aimait les hommages", "je suis sûr et certain (...) qu'entre l'hommage aux Invalides et l'hommage du peuple français, comme cela a été le cas pour Victor Hugo, je crois qu'il aurait préféré ça", explique Hugues Aufray. Pour lui, il aurait fallu organiser "une traversée de Paris" à pied, en partant des Invalides : "La foule, tout Paris, suivant le cortège jusqu'à Montmartre. C'est cela qu'il aurait fallu faire".

"Un État confisque Charles Aznavour, un artiste populaire, à un peuple", avait estimé un peu plus tôt Michel Fugain. Hugues Aufray va dans le même sens, et juge que Charles Aznavour est "confisqué par une élite, alors qu'il est populaire". "Il y a des tas de gens qui mériteraient d'être aux Invalides, mais il n'y a pas la place. Je ne vois pas pourquoi moi je prendrais la place de ces millions de gens modestes qui ont adoré, vénéré" Charles Aznavour, ajoute Hugues Aufray, qui n'a pas reçu d'invitation pour assister à l'hommage, et qui ne veut pas "se battre pour avoir une petite place". Quoi qu'il en soit, "tout seul ou dans la foule", il pensera ce vendredi à son "ami" Charles Aznavour.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Mort de Charles Aznavour

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.