VIDEO. Drames, prison, polémiques... Les années noires de Bertrand Cantat

Marie Trintignant est morte sous ses coups, sa compagne Krisztina Rady s'est suicidée et le retour sur scène du chanteur de Noir Désir est toujours contesté.

Malgré les contestations, Bertrand Cantat se produit sur scène, jeudi 7 juin, au Zénith de Paris. Condamné en 2003 à huit ans de prison pour les coups mortels portés à Marie Trintignant, l'ancien leader du groupe Noir Désir a dû faire face au suicide en 2010 de son ex-épouse, Krisztina Rady. A l'époque, il est mis hors de cause mais le parquet de Bordeaux a annoncé lundi 4 juin la réouverture de l'enquête pour vérifier "des éléments".

Tout commence le 27 juillet 2003 à Vilnius, en Lituanie. Marie Trintignant et Bertrand Cantat entretiennent une relation amoureuse depuis un an. Les deux artistes sont alors au sommet de leur gloire. Ce dimanche soir-là, une dispute née d'un simple SMS dégénère et l'actrice tombe sous les coups du chanteur de Noir Désir. Marie Trintignant, 41 ans, meurt cinq jours plus tard après avoir été rapatriée en France. Bertrand Cantat est jugé huit mois plus tard. Il est condamné à huit ans de prison par la justice lituanienne.

Libéré en octobre 2007 après quatre ans d'emprisonnement, le chanteur s'installe avec son ancienne femme, Krisztina Rady, qu'il avait quittée après avoir rencontré Marie Trintignant, et leurs deux enfants. Un an plus tard, le groupe Noir Désir reprend du service et sort deux titres sur son site internet. Le retour du chanteur est imminent, jusqu'à ce qu'un nouveau drame intervienne. Sa compagne, qui l'avait toujours soutenu, se suicide.

"Je souhaite le droit à la réinsertion"

Si la justice met hors de cause le chanteur, certaines voix s'élèvent contre lui, dénonçant sa personnalité et ses accès de violence envers les femmes. Régulièrement, ses apparitions médiatiques sont pointés du doigt par ses détracteurs. La question de la "décence" de son retour sur la scène musicale, au travers de nombreux projets artistiques, ressurgit. Dix ans après sa sortie de prison, certains de ses concerts sont perturbés par des manifestations, d'autres sont carrément annulés.

"Je m'appelle Bertrand Cantat (...) et je souhaite le droit à la réinsertion", écrit-il le 12 mars 2018 pour répondre à ses détracteurs. Il y annonce également qu'il renonce aux festivals de l'été à venir. La ministre de la Culture Françoise Nyssen intervient même le 15 mars pour prendre sa défense. Mais les contestations ne faiblissent pas. L'Olympia décide d'annuler ses deux concerts prévus les 29 et 30 mai. La tournée du chanteur continue, mais la question de son avenir artistique continue de créer la polémique.

   
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