"Au revoir, Françoise Hardy" : à l'étranger, les artistes saluent une icône française de la pop admirée sur la scène internationale

De Bod Dylan à Blur, en passant par Jimmy Sommerville, Françoise Hardy a marqué ses pairs Outre-Manche et Outre-Atlantique par sa singularité artistique.
Article rédigé par Falila Gbadamassi
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Françoise Hardy, en train de répéter son spectacle de cabaret au Savoy le 20 février 1967, à Londres. (MIRRORPIX / MIRRORPIX)

Souvent en français, plusieurs artistes et figures de la pop ont rendu hommage à Françoise Hardy depuis l'annonce de sa disparition le 11 juin 2024 à l'âge de 80 ans. A commencer par Graham Coxon, le guitariste de Blur (1988 à 2002, puis de nouveau à partir de 2009), qui s'est dit heureux de l'avoir connue "un peu". En 1995, le groupe britannique avait invité Fançoise Hardy à chanter To The End. 

C'est dans la langue de Molière que Tim Burgess, chanteur The Charlatans, a fait ses adieux à la chanteuse française des sixties la plus adulée à l'étranger. Son répertoire était autant en anglais, qu'en italien ou qu'en allemand. 

Un succès jamais démenti puisqu'en 2023 encore, le magazine américain Rolling Stone faisait d'elle la seule artiste française à figurer, à la 162e place, dans la liste des 200 meilleurs chanteurs de tous les temps. Rare compositrice à son époque, la revue note que son interprétation de Suzanne de Leonard Cohen est "peut-être la plus évocatrice jamais enregistrée, y compris la sienne".

Tous fans de Françoise 

La revue rappelait l'admiration, artistique entre autres, que lui vouait le chanteur et Prix Nobel de littérature Bob Dylan. Ce dernier lui avait dédié un poème au dos de son album, Another Side of Bob Dylan. Et lorsqu'il était venu à Paris, en mai 1966 pour y donner son premier concert, raconte Françoise Hardy, il avait refusé de remonter sur scène si elle n'acceptait pas de le rencontrer, rappelle Variety. 

Il n'était pas le seul à être tombé sous le charme de l'artiste et de la femme. David Bowie avouait sans fard avoir été amoureux d'elle et Mick Jagger estimait qu'elle était sa "femme idéale". Comme Blur au milieu des années 90 ou Jimmy Somerville qui a repris Comment te dire adieu dans les années 80, elle a continué à avoir de jeunes fans comme Greg Gonzalez, leader du groupe Cigarettes After Sex. Il dit avoir "été bouleversé par l’écoute de La Question", indiquait le Le Figaro.

Une admiration réciproque que Françoise Hardy avait confié à Franceinfo. Tout comme au Figaro à la sortie de son album Personne d’autre, au printemps 2018, à qui elle avait indiqué que "le son de Cigarettes After Sex les éléments qu’elle recherchait depuis ses débuts, en 1962 : de belles mélodies serties de guitare planante".  

Le grand écran, aussi 

Dans cette jeune génération d'artistes, l'acteur américain Elijah Wood lui a rendu hommage, en français également rappelant ainsi que Françoise Hardy a aussi laissé son empreinte dans le cinéma mondial. 

En 2012, dans Moonrise Kingdom, le cinéaste américain Wes Anderson laissait entendre des notes du Le temps de l'amour.

Toujours au cinéma, souligne Variety, le public américain se souvient d'elle dans le film Grand Prix de John Frankenheimer (1966).  

Françoise Hardy a aussi fait un passage éclair dans Quoi de neuf, Pussycat ? de Clive Donner où elle donne la réplique à Romy Schneider et à Peter O'Toole.

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