A la Fashion Week de Londres, le retour tant attendu des défilés sur les podiums

Succédant à la Fashion Week de New York et précédant celle de Milan, la semaine de la mode de Londres présente du 17 au 21 septembre les collections printemps-été 2022 de 131 marques. 

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France Télévisions Rédaction Culture
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Simona Rocha automne-hiver 2017 à la London Fashion Week, le 18 février 2017 (NIKLAS HALLE'N / AFP)

Après plusieurs éditions reléguées essentiellement en ligne par la pandémie, les défilés reprennent à Londres ce vendredi 17 septembre pour une Fashion Week porteuse d'espoirs pour l'industrie de la mode, après la levée de la plupart des restrictions anti-coronavirus.

Succédant à celle de New York et précédant celle de Milan, la semaine de la mode de Londres est consacrée aux collections printemps-été 2022 et se veut désormais "gender neutral" (sans distinction de sexe). Au total, 131 marques seront présentes lors du rendez-vous londonien.

Victoria Beckham et Burberry absents

Au programme de ces cinq jours de semaine de la mode, 28 défilés dont ceux de stylistes bien établis comme le Britannique Edward Crutchley, la Serbe Roksanda ou l'Irlandaise Simone Rocha, dont la marque fête ses dix ans.

Mais aussi deux absents remarqués : l'ex Spice girl reconvertie créatrice de mode Victoria Beckham et la maison de luxe Burberry. L'année dernière, Burberry avait créé l'événement avec un show aux allures de performance, filmé en pleine forêt et retransmis en direct sur Twitch, une plateforme de streaming qui a popularisé la diffusion de jeux vidéos.

Tandis que certains stylistes renouent avec les défilés d'autres préfèrent présenter leurs collections sur rendez-vous uniquement comme Emilia Wickstead ou Molly Goddard ou sous forme de vidéos visibles sur la plateforme de la Fashion Week, lancée en juin 2020 pour s'adapter au contexte sanitaire.

Réouverture culturelle

En février, la Fashion Week de Londres s'était tenue dans un format 100% virtuel, les défilés avec public étant proscrits dans un pays en plein confinement. Cette fois, "cet événement international revient pour marquer la réouverture culturelle tant attendue de Londres", s'est félicité le British Fashion Council qui représente l'industrie.

Bousculée ces dernières années par les militants écologistes dont Extinction Rebellion, qui dénonce la production effrénée de vêtements, cette semaine de la mode promet d'explorer "les actions que les gens et l'industrie peuvent mettre en oeuvre pour agir de manière responsable afin de devenir des artisans du changement et de créer un monde meilleur".

Parmi les talents émergents figure la créatrice albanaise basée à Londres Nensi Dojaka, fondatrice de la marque éponyme, qui présente son premier défilé. Diplômée de l'école de mode Central Saint Martins, à Londres, la styliste de 27 ans vient de remporter le prix LVMH 2021 pour les jeunes talents qui lui a été remis la semaine dernière. Ses robes nuisettes noires ornées de détails graphiques ont conquis le jury.

Après avoir souffert de la pandémie, le secteur espère rebondir

Le secteur de la mode britannique, qui employait 890.000 personnes en 2019, espère rebondir après avoir souffert de la pandémie. Selon des données d'Oxford Economics pour la Fédération des industries créatives et la fédération Creative England, "avec les bons investissements", le secteur de la création pourrait récupérer plus rapidement que l'économie britannique dans son ensemble.

Cette étude anticipe une croissance de plus de 26% d'ici 2025 pour le secteur et une contribution de 154 milliards d'euros à l'économie britannique - soit plus de 28 milliards de livres de plus qu'en 2020.

En juillet, Burberry avait annoncé que lors de son premier trimestre décalé, ses ventes avaient retrouvé leur niveau d'avant la pandémie. En revanche le chiffre d'affaires en Europe continuait à souffrir du manque de touristes. Dans une interview au Financial Times publiée la semaine dernière, le créateur français basé à Londres Roland Mouret estimait, pour sa part, que cela prendrait "cinq ans" à sa marque pour pleinement récupérer de l'impact de la pandémie.

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