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VIDEO. Eric Heyer sur le plan pauvreté : "C'est extrêmement important de s'attaquer à la racine dès la petite enfance"

Invité de Jean-Paul Chapel dans ":L'éco", Eric Heyer, économiste et directeur à l'OFCE, présente son nouvel ouvrage "Une autre voie est possible". 

franceinfo

"Globalement, 8 milliards d'€ sur 4 ans, ce sont des sommes considérables" déclare Eric Heyer. L'invité de Jean-Paul Chapel dans ":L'éco" : "Il faut quand même rappeler qu'en parallèle, le budget qui va être voté pour 2019 rogne quelques allocations. Cela vient un peu atténuer les sommes que l'on met puisqu'on donne d'un côté mais on reprend en partie de l'autre avec ces allocations qui seront sous-indexées par rapport à l'inflation. Cela va dans le bon sens parce que ça va toucher la petite enfance. C'est extrêmement important de s'attaquer à la racine dès la petite enfance parce que c'est très tôt qu'on arrive à déceler les décrocheurs : 16 ans ou 20 ans plus tard".

La France a un taux de pauvreté qui atteint les 14%. Un chiffre inférieur à celui de l'Allemagne qui a un taux de pauvreté de 16%: "c'est cela qui est étonnant. Il y a des pays autour de nous qui ont des taux de chômage bien plus faibles et pourtant des taux de pauvreté significativement supérieurs. Cela indique qu'on a un modèle social qui redistribue et permet de diminuer le taux de pauvreté" explique Eric Heyer. 

L'économiste a présenté son nouveau livre : "Une autre voie est possible". A la question de l'AFP: "Suppression de l’ISF, Flat tax sur les revenus financiers : par ses choix fiscaux, Emmanuel Macron a-t-il plombé la croissance ? ", Eric Heyer a répondu: "Dans le long terme, on verra. C'est quand même un pari de ce gouvernement parce que cela ne repose pas sur des théories économiques bien vérifiées. Dans le court terme, effectivement,on peut considérer que le choix de ce gouvernement en terme de fiscalité a plombé le premier semestre de l'économie française". Il ajoute: "Au premier trimestre, l'INSEE nous a indiqué que le pouvoir d'achat avait baissé de 0,6%. C'est du jamais observé hors temps de crise".

L'interview s'est achevée en chanson avec De Palmas, "le jour de nos fiançailles".