L'Iran dément "catégoriquement" tout lien avec l'agresseur de l'écrivain Salman Rushdie

Menacé de mort depuis une fatwa de l'Iran de 1989 après la publication de son livre Les Versets sataniques, l'écrivain britannique naturalisé américain a été poignardé une dizaine de fois vendredi dans l'Etat de New York. 

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L'écrivain Salman Rushdie, à Vienne, en Autriche, le 16 novembre 2019.  (HERBERT NEUBAUER / APA-PICTUREDESK / AFP)

L'Iran a démenti "catégoriquement", lundi 15 août, tout lien avec l'assaillant qui a poignardé vendredi l'écrivain britannique Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques. "Personne n'a le droit d'accuser la République islamique d'Iran", a affirmé Nasser Kanani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans la première réaction officielle de ce pays après l'attaque.

"Dans cette attaque, seuls Salman Rushdie et ses partisans mériteraient d'être blâmés et même condamnés", a-t-il souligné lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran. "En insultant les choses sacrées de l'islam et en franchissant les lignes rouges de plus d'un milliard et demi de musulmans et de tous les adeptes des religions divines, Salman Rushdie s'est exposé à la colère et à la rage des gens", a-t-il ajouté.

Menacé de mort depuis une fatwa de l'Iran de 1989, un an après la publication de son livre Les Versets sataniques, l'écrivain britannique naturalisé américain a été poignardé une dizaine de fois vendredi dans l'Etat de New York (nord-est des Etats-Unis) par un jeune Américain de 24 ans, Hadi Matar.

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