Etats-Unis : l'écrivain Salman Rushdie réapparaît en public, neuf mois après avoir été victime d'une attaque au couteau

L'auteur britannique a reçu une récompense d'honneur lors d'un gala d'une organisation de défense des écrivains à New York.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
L'écrivain britannique Salman Rushdie lors d'un gala d'une organisation de défense des écrivains à New York, aux Etats-Unis, le 18 mai 2023. (TIMOTHY A. CLARY / AFP)

Une première apparition, neuf mois après l'attaque au couteau qui a failli lui coûter la vie. L'écrivain britannique Salman Rushdie est réapparu en public, jeudi 18 mai, lors d'un gala d'une organisation de défense des écrivains qui avait lieu à New York (Etats-Unis). Le romancier a reçu une récompense d'honneur du groupe de défense de la liberté d'expression et de la littérature, PEN America, dont il a été le président.

Le 12 août dernier, il avait été invité à une conférence littéraire à Chautauqua, petite ville dans le nord-ouest de l'Etat de New York. Au moment de prendre la parole, un homme soupçonné d'être sympathisant de l'Iran chiite s'était jeté sur lui, armé d'un couteau, et l'avait poignardé une dizaine de fois. Des spectateurs et des gardes avaient alors maîtrisé l'assaillant. Celui-ci avait été aussitôt interpellé, puis inculpé. Il est depuis incarcéré dans l'attente d'un procès.

"La violence ne doit pas nous dissuader"

"S'il n'y avait pas eu ces gens, je ne serais certainement pas ici aujourd'hui. J'étais la cible ce jour-là, mais ils ont été des héros (...) Je leur dois ma vie", a déclaré jeudi Salman Rushdie face aux invités du gala. "Le terrorisme ne doit pas nous terroriser. La violence ne doit pas nous dissuader. La lutte continue", a-t-il proclamé. 

Son agent littéraire, Andrew Wylie, avait révélé en octobre que Salman Rushdie avait perdu la vue d'un œil et l'usage d'une main. En février, lors de la sortie de son dernier roman, Victory City, l'écrivain avait confié au magazine The New Yorker avoir beaucoup de mal à écrire et souffrir de stress post-traumatique. L'écrivain est la cible d'une fatwa depuis 1989 pour son roman Les Versets sataniques, jugé blasphématoire par les autorités religieuses iraniennes.

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