Quand un prénom devient trop difficile à porter

Chaque année, des milliers de personnes saisissent le juge aux affaires familiales pour changer de nom.

France 3

Changer de nom est une procédure qui nécessite de vrais arguments. "La revanche de Kevin", c'est le dernier livre de l'écrivain provocateur Iegor Gran. Une fable décapante, l'histoire de ce type malchanceux qui porte un prénom populaire qui fâche : Kevin. "J’ai appris que les Kevin avaient de moins bons résultats au bac", explique l'écrivain. "Est-ce qu'ils ont été plombés par leur prénom en ayant conscience de leur prénom ? Est-ce que c'est un marqueur social comme un boulet ?", s'interroge-t-il.

Des prénoms "boulets"

Inutile de se voiler la face, il y a toujours eu des prénoms ingrats et difficiles à porter. Mais aujourd'hui, la problématique est différente. Les prénoms difficiles à porter sont ceux des années 90 à consonance anglo-saxonne du type Kevin, Cindy ou Loana. Sortis tout droit des boys band et séries américaines, ces prénoms peuvent devenir de vrais boulets, des marqueurs sociaux impitoyables dans notre société du paraître.
3 000 personnes par an passeraient ainsi devant le juge pour changer de prénom.

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