Nathacha Appanah et Karine Tuil dans la première sélection du prix Femina

Le jury exclusivement féminin du prix Femina a retenu 16 romans français et 11 romans étrangers pour son prix qui sera décerné le 5 novembre.

Karine Tuil, auteure des Choses humaines.
Karine Tuil, auteure des Choses humaines. (MANTOVANI FRANCESCA/SIPA)

Parmi les auteurs sélectionnés par le jury du Femina on relève le nom de Nathacha Appanah, déjà en lice pour le Goncourt et le Renaudot pour Le ciel par dessus le toit (Gallimard) et celui de Karine Tuil qui est dans la sélection du Goncourt pour Les choses humaines (Gallimard). Quatre primo-romanciers sont dans la sélection dont Anne Pauly, récente lauréate du prix Envoyé par La Poste, qui se trouve également dans la sélection du Goncourt. Le jury du prix Femina a prévu deux autres sélections, les 8 et 23 octobre.

Voici la liste, par ordre alphabétique d'auteurs, de la première sélection du Femina.

Romans français :

- Nathacha Appanah, Le ciel par-dessus le toit (Gallimard)
- Patrick Autréaux, Quand la parole attend la nuit (Verdier)
- Dominique Barbéris, Un dimanche à Ville-d'Avray (Arléa)
- Bernard Chambaz, Un autre Eden (Seuil)
- Isabelle Desesquelles, Un pur (Belfond)
- Michael Ferrier, Scrabble (Mercure de France)
- Claudie Hunzinger, Les grands cerfs (Grasset)
- Victor Jestin, La Chaleur (Flammarion)
- Alexandre Labruffe, Chroniques d'une station-service (Verticales)
- Luc Lang, La tentation (Stock)
- Victoria Mas, Le bal des folles (Albin Michel)
- Anne Pauly, Avant que j'oublie (Verdier)
- Sylvain Prudhomme, Par les routes (Gallimard)
- Alexis Ragougneau, Opus 77 (Viviane Hamy)
- Monica Sabolo, Eden (Gallimard)
- Karine Tuil, Les choses humaines (Gallimard)

Romans étrangers :

- Nina Allan, La fracture, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Bernard Sigaud (Tristram)
- Ahmet Altan, Je ne reverrai plus le monde, traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes
- Giosuè Calaciura, Borgo Vecchio, traduit de l'italien par Lise Chapuis (Notabilia)
- Arno Geiger, Le grand royaume des ombres, traduit de l'allemand (Autriche) par Olivier Le Lay (Gallimard)
- Chris Kraus, La fabrique des salauds, traduit de l'allemand par Rose Labourie
- Sergueï Lebedev, Les hommes d'août, traduit du russe par Luba Jurgenson (Verdier)
- Maggie Nelson, Bleuets, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Céline Leroy (Editions du Sous-sol)
- Sigrid Nunez, L'ami, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Mathilde Bach (Stock)
- Edna O'Brien, Girl, traduit de l'anglais (Irlande) par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat (Sabine Wespieser)
- Paolo Rumiz, Appia, traduit de l'italien par Béatrice Vierne (Arthaud)
- Manuel Vilas, Ordesa, traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon (Éditions du Sous-Sol)

L'an dernier, le prix Femina avait été décerné à Philippe Lançon pour Le lambeau (Gallimard) tandis que le prix Femina étranger avait été attribué à la romancière américaine Alice McDermott pour La neuvième heure (La Table ronde), traduit de l'anglais par Cécile Arnaud. Le Femina essai (dont la première sélection aura lieu le 8 octobre) avait récompensé Élisabeth de Fontenay pour Gaspard de la nuit (Stock).