Le Sud-Africain Damon Galgut couronné par le Booker Prize pour "The Promise"

L'auteur sud-africain Damon Galgut a remporté mercredi soir le Booker Prize, prestigieux prix littéraire britannique, pour "The Promise", un livre sur le temps qui passe dans une famille de fermiers blancs dans l'Afrique du Sud post-apartheid

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France Télévisions Rédaction Culture
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Damon Galgut, lauréat du Booker Prize 2021.  (DAVID PARRY/PA WIRE / THE BOOKER PRIZE PRESS OFFICE / HANDOUT / MAXPPP)

Lancé en 1969, le Booker Prize récompense tous les ans l'auteur du "meilleur roman écrit en anglais". Le vainqueur remporte une récompense de 50 000 livres -environ 55 000 euros - et l'assurance d'une renommée internationale. Cette année, c'est le Sud-Africain Damon Galgut qui a été couronné pour son roman The Promise.

"Je suis profondément, humblement reconnaissant", a déclaré le lauréat de 57 ans, finaliste pour la troisième fois du Booker Prize. Emu, il a salué une "grande année pour l'écriture africaine", marquée par le prix Nobel de littérature d'Abdulrazak Gurnah, Britannique né à Zanzibar. "C'est un processus qui va continuer. Les gens vont prendre l'écriture africaine un peu plus au sérieux", a prévenu Damon Galgut lors d'une conférence de presse, "il y a beaucoup d'écritures formidables qui viennent de notre part". En recevant le prix, Damon Galgut a souligné qu'il voulait l'accepter pour "toutes les histoires qui ont été racontées et celles qui ne l'ont pas été", les écrivains, reconnus ou non, "de ce remarquable continent".

Un roman sur le temps qui passe 

Couvrant la période de la fin de l'apartheid jusqu'à la présidence de Jacob Zuma, son livre, The Promise, retrace, au fil d'une série d'enterrements, la progressive dislocation d'une famille blanche de Pretoria alors que le pays émerge vers la démocratie. Dans une vidéo diffusée avant l'annonce du résultat, l'auteur a expliqué qu'il voulait montrer dans ce livre "le passage du temps et ce qu'il fait à la famille, ce qu'il fait à la politique du pays et ce qu'il fait aux notions de justice".

La présidente du jury, l'historienne Maya Jasanoff, a souligné l'"originalité" et la "fluidité de voix incroyables", de l'ouvrage, "un livre dense, avec une signification historique et métaphorique". Le New Yorker a qualifié The Promise de "remarquable", tandis que le Sunday Times d'Afrique du Sud a jugé "étonnant de voir combien d'histoires Galgut parvient à mettre dans ce court roman".

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