Librairies considérées comme "commerces essentiels" : "C'est une vraie victoire" se réjouit une libraire lilloise

Grâce à la publication d'un décret au Journal officiel vendredi soir, les librairies et les disquaires pourront rester ouvertes en cas de confinement le week-end.

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Radio France
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Dans une librairie de Valence (Drôme), en mai 2020. (CLAIRE LEYS / FRANCE-BLEU DRÔME-ARDÈCHE)

"C'est une vraie victoire de savoir que nous allons pouvoir continuer à recevoir nos lecteurs, à défendre les textes, les auteurs", se réjouit vendredi 26 février sur franceinfo Fabienne Van Hulle, gérante de la librairie Place Ronde à Lille, alors que les librairies et les disquaires ont rejoint la liste des commerces dits essentiels. Elles pourront donc rester ouvertes en cas de confinement le week-end, selon un décret publié vendredi au Journal officiel.

Le résultat d'une intense bataille

"Depuis le 17 mars dernier, notre syndicat et nous-mêmes avons largement dit que nous n'étions pas des commerces dans lesquels on pouvait se contaminer, rappelle Fabienne Van Hulle.  Dans les petites librairies, nous avons tout mis en oeuvre dès la fin du premier confinement pour recevoir nos clients en toute sécurité, avec des protocoles très renforcés, et nous continuons encore aujourd'hui", avance-t-elle.

La libraire dit avoir beaucoup "bataillé" au mois de novembre, le syndicat des libraires ayant "beaucoup échangé avec la rue de Valois et Bercy. Certains d'entre nous - nous étions quatre - étaient entrés en résistance civique. Nous avions gardé nos commerces ouverts, ce qui nous a valu d'être verbalisés", indique-t-elle.

"Il était très compliqué d'entendre dire que la culture n'était pas essentielle à notre vie"

Fabienne Van Hulle, libraire

à franceinfo

Fabienne Van Hulle constate que le secteur se porte bien en ce moment. "En ce qui concerne la librairie que j'ai fondée il y a bientôt trois ans, j'ai rattrapé le retard mais parce que mes clients ont été encore plus fidèles, et que de nouveaux clients sont venus, explique-t-elle. En dehors des périodes de confinement, pour acheter un produit culturel, il n'y avait que le livre finalement. Ce qui n'a pas été dépensé en concerts, en théâtre, en opéra, s'est vraisemblablement reporté sur les achats de livres", avance la libraire lilloise.

Avec une nuance tout de même : "Certains de mes confrères et consoeurs ont perdu de grosses parties de leur chiffre d'affaires, 25, 30% voire plus pour certains. Ce n'est pas égal pour tout le monde".

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