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Journée de solidarité, TVA... Les pistes du "rigoureux" budget 2012

Une réunion de concertation a lieu à l'Elysée samedi après-midi, deux jours avant la présentation du nouveau plan d'économies par le premier ministre.

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Le Premier ministre, François Fillon, lors du congrès des maires de Haute-Savoie, à Morzine, le 5 novembre 2011.  (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

François Baroin (Economie), Valérie Pécresse (Budget), Xavier Bertrand (Travail), Roselyne Bachelot (Solidarités)... Tous ces ministres sont réunis à l'Elysée samedi 5 octobre pour définir les derniers arbitrages du nouveau plan d'austérité, qui doit être présenté lundi par François Fillon. Objectif : trouver six à huit milliards d'euros.

Le premier ministre, qui avait été le premier à lâcher les mots de "rigueur" et de "faillite", ne s'est pas montré plus optimiste devant les maires de Haute-Savoie, à Morzine, samedi 5 novembre. "Le budget 2012 sera l'un des budgets les plus rigoureux que la France ait connu depuis 1945", a prévenu le locataire de Matignon. 

Selon François Fillon, il faut préserver "à tout prix" la crédibilité financière de la France et permettre au pays de garder son triple A l'autorisant à emprunter à moindre coût. "C'est un atout (...) que nous préserverons en ajustant prochainement nos prévisions de croissance et en accentuant nos efforts budgétaires", a poursuivi le premier ministre. Le gouvernement est en effet contraint de mettre en oeuvre de nouvelles mesures d'économies pour boucler le budget 2012 avec une prévision de croissance revue à la baisse, de 1,75 % à 1 %. Voici les pistes évoquées pour trouver six à huit milliards d'euros.

• Relever la TVA à 7% dans certains secteurs

Deux idées seraient à l'étude pour un relèvement de la TVA, selon Le Figaro : relever le taux réduit de 5,5% à 7% pour l'ensemble des produits concernés, ou, plus probablement, garder le taux de 5,5% et créer un nouveau taux à 7%, applicable à certains secteurs, comme la restauration, les services à la personne ou les travaux de rénovation des logements.

• Créer une seconde journée de solidarité

La première n'a pas franchement été un succès. Mais le gouvernement envisagerait de créer une deuxième journée de solidarité, où les salariés travailleraient au bénéfice du budget de l'Etat, selon Le Journal du Dimanche. D'abord fixée au lundi de Pentecôte, la première journée de ce typé, créée en 2003, est désormais fixée au choix des entreprises ou des salariés. 

• Augmenter l’impôt sur certaines sociétés

Le gouvernement veut mettre à contribution les grosses entreprises. Selon Le Figaro, celles réalisant plus de 500 millions d'euros de chiffres d'affaires devraient s'acquitter d'un supplément d'impôt sur les sociétés (par exemple de 10 %). L'État en attend 1 milliard de recettes complémentaires par an. 

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