Le phénomène "One Piece" débarque dans les salles de cinéma, pour le plus grand plaisir de fans parfois survoltés

"One Piece : Red", film dérivé du célèbre manga, est sorti mercredi 10 août en France, deuxième marché de l'animation japonaise. Un lancement qui a ravi beaucoup de fans de la saga, malgré des débordements survenus lors de certaines avant-premières. 

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
La chanteuse Uta dans le film "Red : One Piece". (O/2022 OP)

One Piece : Red ne doit sortir qu'à l'automne aux Etats-Unis, mais est déjà visible dans 631 cinémas français. De quoi réjouir les fans. 119 300 d'entre eux ont déjà participé à des avant-premières dans 481 cinémas ces derniers jours, a annoncé mercredi 10 août Pathé, le distributeur du film. Il s'agit du 15e opus original tiré de la série de mangas, qui a fêté ses 25 ans en juillet.

"C'était un vrai plaisir" 

"Le film est vachement 'lourd' (génial, ndlr). J'avais des a priori parce qu'on m'avait dit que c'était une sorte de comédie musicale, mais au final ça marche bien. C'est bien dosé, les musiques étaient vraiment chouettes. Franchement, c'était un vrai plaisir", confie Alexandre, 21 ans, étudiant parisien et lecteur assidu de One Piece.

Il est l'un des près de 7 000 spectateurs à avoir fait le déplacement avant la mi-journée pour voir le film dans les cinémas de Paris et de sa périphérie, selon les premiers chiffres disponibles. Au Pathé Wepler, Place de Clichy à Paris, One Piece: Red a attiré dès la première séance du matin des fans de tous âges, ados mais aussi parents avec leurs enfants, impatients.

Séance pertubée à Marseille 

L'ambiance studieuse et les quelques applaudissements tranchaient avec les avant-premières du week-end, qui avaient laissé place à des scènes de liesse, voire à quelques débordements à base de jets de pop-corn à Marseille, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Tanguy Amara, employé chez Geeks in Japan à Bordeaux et partenaire de l'avant-première au Ciné Mérignac (Gironde) ce week-end, regrette une interruption abrupte de la séance : à dix minutes de la fin du film, l'alarme incendie s'est déclenchée et les fans n'ont pas pu connaître le dénouement de l'animé. Acte volontaire ou erreur humaine ? Difficile à déterminer. Quoi qu'il en soit, pour le jeune homme de 26 ans, cet incident a gâché la séance. 

Quand il pense aux incidents à Marseille, il se désole de l'image que l'événement risque de donner à la communauté manga. " Ce qui s'est passé là est un épiphénomène, renchérit Nathalie Cieutat, directrice générale adjointe Distribution de Pathé Films. Lors de la diffusion de ce genre de films, il y a toujours une certaine euphorie. C'est très animé, mais extremement bon enfant."  Démonstration lors de l'avant-première du Grand Rex ce week-end où les explosions de joie se sont multipliées sans débordements. 

Un nouveau public 

Les adaptations cinématographiques des mangas connaissent un grand succès depuis la réouverture des salles de cinéma l'an dernier. Elles attirent un public qui n'a pas l'habitude de fréquenter les salles obscures. Le phénomène Demon Slayer, qui avait battu tous les records de recettes au Japon, avait par exemple engrangé plus de 300 000 entrées en France la première semaine après sa sortie en mai 2021. 

"Payer 10,50 euros pour aller au cinéma, c'est trop", confie Clément, étudiant parisien de 21 ans à la sortie du Wepler. "Mais pour des films comme 'One Piece', je fais exception".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Sorties de films

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.