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Cinéma : le "niveau de fréquentation est bas, mais pas catastrophique", selon la Fédération nationale des cinémas français

Ces derniers mois, les salles de cinéma peinent à se remplir, mais 70 % des spectateurs sont revenus après la crise du Covid-19, selon Richard Patry. 

Article rédigé par franceinfo
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Des enfants assistent à la projection d'un film, le 26 juin 2005 à Lyon. (FRED DUFOUR / AFP)

Alors que plusieurs films sortent en salles mardi 1er novembre pour tenter de faire le plein en ce jour férié de la Toussaint, la situation du cinéma en France n'est "pas catastrophique", affirme Richard Patry. Sur franceinfo, le président de la Fédération nationale des cinémas français veut se montrer positif après les derniers chiffres dévoilés à la rentrée.

En septembre 2022, le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) dévoilait un bilan sans appel : le cinéma français a vécu un septembre noir avec 7,32 millions d'entrées enregistrées. Du jamais vu depuis les années 1980 et le début des statistiques, à l'exception de 2020 (à cause de la Covid-19). Une partie de la profession, inquiète de l'avenir d'un système de financement unique au monde, avait appelé jeudi 6 octobre à des "États généraux."

"Le niveau de fréquentation est bas, mais pas si catastrophique que ça", relativise Richard Patry. "Depuis le début de l'année, il y a presque 120 millions de spectateurs qui sont venus dans les salles. Certes, c'est beaucoup moins qu'en 2019. Mais enfin ! On a récupéré plus de 70% des spectateurs" après la crise de la Covid-19.

Il faut "créer le déclic" du public

Le président de la Fédération nationale des cinémas français tient à rappeler que le 7e art reste "le loisir le plus populaire" et que la France fait toujours figure de modèle en Europe. Pour gagner davantage de clients, et faire face aux plateformes de vidéo à la demande (VOD) toujours plus puissantes, il faut créer "le déclic", assure Richard Patry, sans donner non plus de solution miracle. Il cite en revanche la campagne de sensibilisation mise en place par sa fédération avec le gouvernement, pour tenter d'attirer de nouveau les spectateurs.

Le prix de la place de cinéma, qui augmente chaque année, pour se fixer à 7 euros en moyenne en 2021, selon une étude du CNC, est aussi un frein en cette période d'inflation des prix à la consommation. Mais il ne doit pas rebuter les spectateurs, clame Richard Patry qui affirme que dans chaque cinéma, via des abonnements, des tarifs réduits, "il y a plein de façons de payer le cinéma moins cher." 

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