Brigitte Bardot publie ses "dernières volontés" dans la presse

L'ancienne actrice demande au gouvernement l'abolition de l'abattage rituel et la fermeture des abattoirs de chevaux.

Brigitte Bardot quitte le Palais de l\'Elysée, le 27 septembre 2007 à Paris après un entretien avec le président de la République.
Brigitte Bardot quitte le Palais de l'Elysée, le 27 septembre 2007 à Paris après un entretien avec le président de la République. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Brigitte Bardot s'est offert de pleines pages dans la presse, lundi 8 septembre. L'icône du cinéma français des années 1950-1960, qui a abandonné le 7e art pour se consacrer à la défense des animaux, demande au gouvernement l'abolition de l'abattage rituel et la fermeture des abattoirs de chevaux. Sa lettre ouverte, publiée par Le ParisienLe Figaro, Var Matin, et qui doit également paraître dans Le Monde selon sa fondation, est adressée notamment au chef de l'Etat et au Premier ministre. 

"Une proposition de loi visant à faire passer le cheval d'animal de rente à animal de compagnie, lui évitant ainsi l'abattoir, a été déposée fin juin 2013 à l'Assemblée (...). Je demande que cette proposition, restée lettre morte, soit prise en compte et débattue dans les plus brefs délais et qu'elle m'apporte enfin la satisfaction demandée", souligne BB qui fêtera ses 80 ans le 28 septembre.

"Si je ne les obtiens pas, j'en conclurai que j'ai raté ma vie"

Brigitte Bardot demande aussi "la remise en application immédiate de la loi française et européenne exigeant l'étourdissement des animaux d'abattoir avant la saignée pour tous les animaux sans aucune dérogation pour les sacrifices rituels halal et casher".

"Voilà les deux évolutions indispensables à notre époque que je demande aux gouvernements successifs depuis 30 ans. Il serait juste de me les accorder après tant d'années de suppliques et d'attente. Si je ne les obtiens pas, j'en conclurai que j'ai raté ma vie", écrit l'ancienne actrice. Elle précise qu'elle doit s'entretenir par téléphone cette semaine avec François Hollande à ce sujet. Et elle ajoute : "J'ai rédigé moi-même le texte et voulu une large diffusion car je veux que tout le monde le sache, ce sont mes dernières volontés."