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Bouleversement dans le PAF : publicité ciblée et films autorisés les mercredis, vendredis et samedis

Jusqu'à ce jour un décret interdisait aux chaînes de télé (mais non aux plateformes de streaming) de diffuser en clair des films certains jours ou soirs, pour protéger les salles de cinéma.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
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L'interface d'Amazon Prime Video, en septembre 2019. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

Des décrets très attendus par les chaînes de télévision françaises et leurs régies publicitaires, autorisant notamment la publicité dite segmentée et abolissant l'interdiction de diffusion des films certains jours, ont été publiés ce jeudi 6 août au Journal officiel. 

Les publicités pour le cinéma autorisées pendant 18 mois

Le premier décret porte sur l'assouplissement du régime encadrant la publicité télévisée. Il autorise la publicité segmentée, c'est-à-dire des spots ciblés diffusés en fonction de certaines critères, notamment géographiques ou liés au profil des téléspectateurs, via les box des fournisseurs d'accès à internet. En outre, ce texte autorise pour une période de dix-huit mois les publicités télévisées en faveur du secteur du cinéma. Celles-ci étaient jusqu'ici interdites, une mesure qui visait à soutenir les films indépendants qui n'ont pas a priori pas les moyens de se payer des campagnes publicitaires, contrairement aux "blockbusters" américains.

  
Le décret prévoit cependant que cette autorisation de la publicité pour le cinéma à la télévision fera l'objet d'un rapport d'évaluation dans un délai de 15 mois, afin de vérifier, justement, son impact sur la filière du 7e art et notamment d'évaluer le profil des films qui profiteront de cette réforme.

Les films pourront être diffusés les mercredis, vendredis et samedis

Un second décret met lui fin à une règle très décriée par les chaînes : celle qui leur interdisait de diffuser en clair des films certains jours ou soirs (notamment les jours de sortie des nouveaux films en salles), comme le samedi. Une disposition qui visait à protéger les salles de cinéma, mais qui ne s'appliquait pas aux plateformes de streaming et dont les chaînes réclamaient la suppression.


Les mesures entérinées dans ces deux textes visent à remettre les chaînes sur un pied d'égalité avec les plateformes de streaming vidéo, en assouplissant une partie des contraintes réglementaires qui pesaient sur les chaînes traditionnelles mais qui ne s'appliquaient pas en revanche aux acteurs de la télévision en ligne comme Netflix ou Amazon. Elles visent en outre à soutenir la création audiovisuelle française en aidant les chaînes tricolores à développer leurs recettes publicitaires, ce qui devrait bénéficier par ricochet à toute la filière.


Ces dispositions, très attendues par les professionnels de la télévision et les annonceurs, d'autant que leur publication a pris des mois de retard en raison notamment du Covid, s'inscrivent dans la vaste réforme du secteur de l'audiovisuel présentée l'an dernier par l'ancien ministre de la Culture Franck Riester.

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