BD : départ de Stéphane Beaujean, directeur artistique du Festival d'Angoulême

Stéphane Beaujean était à la tête de la direction artistique du festival depuis quatre ans. 

Stéphane Beaujean, directeur artistique du festival internationa de la bande dessinée d\'Angoulême, le 27 janvier 2019
Stéphane Beaujean, directeur artistique du festival internationa de la bande dessinée d'Angoulême, le 27 janvier 2019 (RENAUD JOUBERT / MAXPPP)

L’édition 2020 du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême s'est déroulée sans encombres quelques semaines seulement avant la crise sanitaire due à l'épidémie du coronavirus.

Le festival annonce dans un communiqué le départ de son directeur artistique, Stéphane Beaujean. "Après quatre années passées au service du Festival, Stéphane a pris la décision de donner une nouvelle orientation à sa carrière" et que ce dernier souhaite s'investir d'avantage "dans le secteur de l’édition". 

"Une force de travail exceptionnelle"

Le festival salue "l’engagement sans faille qui a été le sien en faveur de l’événement phare du 9e Art", ajoutant qu'il aura "notamment apporté à celui-ci, au-delà de sa force de travail exceptionnelle, sa vision à la fois artistique et industrielle de la bande dessinée et plus particulièrement un développement international". 

Une vision que Stéphane Beaujean avait partagée avec nous dans une interview à l'occasion du festival 2020, ainsi que son point de vue sur la question de la rémunération des auteurs, préconisant "une décroissance" dans le secteur, pour améliorer la situation des auteurs. 

"Besoin de synergies véritables"

Le festival précise que ce départ ne pettra pas fin à la collaboration avec Stéphane Beaujeau, qui sera La relation entre Stéphane et le Festival ne prend pas fin pour autant, "d’autres formes de collaborations", sont envisagées. 

Le monde de la BD réagit sur les réseaux pour saluer le travail du directeur artistique. 

Dans leur communiqué, les organisateurs du festival soulignent que "dans les temps difficiles que nous connaissons, il apparaît déjà clairement que les écosystèmes de nos sociétés, de la culture en général et de la bande dessinée en particulier (dont participe directement le Festival), vont avoir plus que jamais besoin de produire des formes de solidarités et de rechercher des synergies véritables".