Coupe du monde 2022 : inondations et embouteillages inquiètent la population à Doha, à un an du Mondial

Le Qatar accueillera la Coupe du monde du 21 novembre au 18 décembre 2022.

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France Télévisions
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La ville de Doha au Qatar, pays hôte du Mondial 2022, est envahie par des chantiers et des embouteillages. (KARIM JAAFAR / AFP)

Plus qu'un an à attendre. Alors que la préparation de la Coupe du monde 2022, dont les premiers matchs débutent le 21 novembre au Qatar, a été rythmée par des scandales autour des chantiers de construction des stades, Doha, capitale du pays, a été complétement métamorphosée en raison des inondations, des chantiers et des embouteillages qui dominent la ville.

"Prévenir des inondations"

Doha connait des épisodes sporadiques de fortes pluies en novembre et décembre, période où se déroulera le Mondial. Problème, les routes et les trottoirs, dépourvus de système de drainage, sont innondés, les travaux n'ayant commencé qu'il y a seulement quelques jours. "De nombreuses routes de Doha ont été construites sans système de drainage approprié, de sorte que chaque fois qu'il pleut, elles sont inondées", explique une source informée des travaux. Selon elle, les autorités "se précipitent maintenant" pour installer le drainage, même sur des routes terminées depuis longtemps. 

Le Qatar a prévu 3,9 milliards de riyals (environ 947 millions d'euros) dans le budget 2021 pour "le développement de stations de drainage, d'usines de traitement des eaux, de réseaux de pompage et d'évacuation des eaux de pluie dans plusieurs régions pour prévenir les inondations dues à la pluie", selon les autorités.

"Doha est devenue un chantier"

Doha n'est pas non plus épargné par les embouteillages. Des trajets qui duraient auparavant quelques minutes en prennent désormais des dizaines, suscitant l'exaspération des automobilistes. "Doha est devenu un chantier. On roule au milieu des travaux. Et ça va durer jusqu'à la Coupe du monde", constate un jeune Qatari, inquiet que son pays ne soit pas totalement prêt pour l'hiver 2022, date à laquelle il doit accueillir l'un des événements sportifs planétaires les plus attendus. 

"Dans l'ancienne ville, il est normal de devoir tout refaire. Mais là, c'est nouveau, ils n'y ont pas pensé il y a 20 ans... Les clients n'aiment pas attendre", déplore Mohammed, un chauffeur de taxi, qui se faufile entre les chantiers de construction au pied des gratte-ciel scintillants du quartier des affaires de Doha. Le Qatar a dépensé des milliards de dollars pour son réseau de métros ultra-moderne, mais la fréquentation est pour l'instant limitée aux travailleurs migrants. Et malgré les wagons de première classe, la majorité des Qataris et des expatriés occidentaux préfèrent emprunter les routes à bord de leurs véhicules.

Des travaux "terminés à temps pour la Coupe du monde" ?

Ashghal, membre de l’autorité chargée des travaux publics, assure que les routes principales du Qatar sont prêtes à presque 100%, pour relier "les huit stades avec un réseau routier rapide qui évite tout embouteillage pour les usagers". "Ces routes sont également reliées aux stations de métro et de bus ainsi qu'aux centres commerciaux pour les fans de la Coupe du monde", précise Salem al-Chawi, directeur adjoint des travaux routiers au sein de cette autorité.

Dans la ville de Doha, les travaux ont été réalisés à environ 70% selon lui, assurant qu'ils avaient commencé il y a longtemps "au regard du développement urbain" et de "la population qui augmente rapidement". "Ces travaux, par définition, prennent du temps pendant la période de conception et pendant celle de la mise en oeuvre. Nous comprenons que les conducteurs en souffrent, mais nous voulons être sûrs que ces travaux soient terminés à temps pour la Coupe du monde", souligne-t-il.   En attendant, les habitants de Doha prennent leur mal en patience.

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