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W comme Wilander

La première image que le grand public retient de Mats Wilander, c'est ce jeune homme soulevant le trophée de Roland-Garros en 1982, presque gêné, timide, d'avoir volé la vedette à un vieux grognard qu'était alors Guillermo Vilas. Il a marqué le début d'une nouvelle ère dans le tennis mondial masculin.
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France Télévisions
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Il est arrivé sur la pointe des pieds, auréolé de ses titres à Roland-Garros juniors et à l’Orange Bowl l’année précédente. Et du haut de ses 17 ans et 9 mois, il a soulevé le trophée des Mousquetaires, en cette année 1982, s’offrant en finale l’une des références de cette période sur cette surface, Guillermo Vilas. Grâce à une intelligence tactique exceptionnelle, un sang-froid conforme au maître en la matière, Bjorn Borg, le Suédois va devenir le trait d’union idéal entre la génération des McEnroe, Connors, et la génération suivante des Edberg, Becker… Si son jeu le prédestine plus à la terre-battue ce que confirment ses trois sacres à Roland-Garros (et la finale perdue en 1983 contre Yannick Noah), il a su faire évoluer son tennis pour s’imposer également trois fois en Australie (notamment la première en 1983 lorsque cela se jouait encore sur gazon), gagnant à l’US Open en 1988 pour s’offrir, cette année-là, un petit Chelem. Il n’aura été qu’en quarts de finale à Wimbledon, son meilleur résultat à Londres. Métronome sur le terrain, fair-play (remet une balle de match contre le jugement de l’arbitre face à Jose Luis Clerc à Roland en 1982), placide, Mats Wilander a occupé la place de N.1 mondial, terminant sa carrière en 1996.

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