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Vendée Globe : un témoignage au secours de Bernard Stamm ?

Disqualifié pour avoir reçu de l'aide lors d'une escale forcée, le navigateur suisse pourrait voir sa sanction modifiée après le témoignage d'un marin russe envoyé au jury de la course.

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France Télévisions
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Bernard Stamm pose sur "Cheminées Poujoulat", le 5 novembre 2012 aux Sables-d'Olonne avant le départ du Vendée Globe. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

La sanction a été jugée sévère ; elle pourrait être modifiée. Le jury international du Vendée Globe, qui a disqualifié le Suisse Bernard Stamm pour avoir reçu de l'aide d'un navire russe lors d'une escale forcée dans une île du Pacifique, a reconnu samedi 5 janvier avoir reçu le témoignage d'un membre de l'équipage. Le dossier va désormais être réouvert.

"Il peut s'agir d'une pièce importante", a déclaré le président du jury, le Français Bernard Bonneau. "Pour cette raison, nous avons reculé l'éventuelle prise de décision" sur une modification de la sanction. Mais à ce stade, "on ne peut pas dire si ce témoignage, en anglais, contient ou non des faits de nature à modifier notre décision", a-t-il poursuivi.

Le jury très prudent

"On ne sait pas non plus si on doit réinterroger Stamm ou le témoin", a encore indiqué le président du jury. "Ce n'est pas très simple. On veut être soigneux et sûrs de notre décision car c'est l'ultime recours".

Bernard Stamm est accusé d'avoir enfreint le règlement lors de son escale le 23 décembre à l'île néo-zélandaise d'Enderby, dans le Pacifique. Il s'y était arrêté pour réparer ses hydrogénérateurs, des petites hélices immergées à l'arrière de son bateau et fournissant l'électricité du bord. Le Suisse s'était mis à couple d'un navire scientifique russe mouillé près de lui et, sans être sollicité par Stamm, un membre de l'équipage était monté à bord. Le jury international du Vendée Globe a estimé que "s'amarrer sur un autre bateau" constituait une première infraction et que le fait de ne pas demander "à la personne sur son bateau de quitter le bord quand il l'a découverte" en était une deuxième.

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