Vendée Globe : dix-neuf skippers sont partis pour le tour du monde en solitaire

C'est parti pour la 7e édition du Vendée Globe, une course en solitaire et sans escale autour du monde longue de quelque 44 450 km.

Le départ du Vendée globe a été donné comme prévu samedi 10 novembre à 13h02 (heure de Paris) aux Sables-d\'Olonne (Vendée).
Le départ du Vendée globe a été donné comme prévu samedi 10 novembre à 13h02 (heure de Paris) aux Sables-d'Olonne (Vendée). (DAMIEN MEYER / AFP)

SPORTS - Dix-neuf skippers, dont 11 Français, ont pris samedi 10 novembre aux Sables-d'Olonne (Vendée) le départ du 7e Vendée Globe, l'Everest de la mer, une course en solitaire et sans escale autour du monde longue de quelque 24 000 milles (44 450 km). Soit un périple de près de trois mois. Ils devaient être 20 sur la ligne mais l'un d'entre eux, le Français Bertrand de Broc (Votre nom autour du monde), a endommagé son bateau en quittant le ponton et a dû rentrer pour réparer une voie d'eau. 

La durée de la réparation n'est pas connue pour l'instant et l'heure à laquelle Bertrand de Broc pourra prendre le départ n'est de même pas indiquée. Le monocoque de 18,28 m, sans doute déséquilibré par une rafale de vent et du courant traversier, avait heurté un duc d'albe (pilier) lorsqu'il avait quitté le ponton pour rejoindre le chenal séparant le port du large.

Applaudissements, encouragements et quelques larmes

Le départ a été donné comme prévu à 13h02 (heure de Paris) avec un vent de nord/nord-ouest d'une douzaine de noeuds (une vingtaine de km/heure), devant des dizaines de milliers de spectateurs positionnés dès les toutes premières heures de la matinée sur la côte et les jetées du port pour assister à la sortie des voiliers, des monocoques de 18,28 m. Cinq concurrents ont devancé le coup de canon des organisateurs et fait l'objet de rappels individuels pour refranchir la ligne de départ.

Grégory Naboulet, Mathieu Niewenglowski / France 2

Les bateaux avaient quitté les pontons à partir de 9h30, sous la pluie, le directeur de course Denis Horeau ayant répondu aux inquiétudes des skippers en leur assurant qu'il y avait assez d'eau dans le chenal pour sortir sans risque d'échouage. Le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) avait été le premier à larguer les amarres. Un à un, les autres voiliers avaient suivi, salués par des applaudissements, des encouragements... et quelques larmes essuyées pudiquement. "Je suis concentré, déterminé, serein, mais surtout impatient de partir", a confié Marc Guillemot (Safran), résumant assez bien l'opinion de tous les concurrents. "Je suis excitée, j'ai hâte de partir, j'ai bien dormi, a pour sa part déclaré la Britannique Samantha Davies. Je me suis réveillée à 3 heures du matin mais c'est un bon signe""Je vais essayer de prendre un bon départ, de ne pas tuer le bateau avant d'attaquer le golfe de Gascogne dans les meilleures conditions", a quant à lui assuré Armel Le Cléac'h (Banque Populaire), l'un des favoris.

La sortie du chenal, un moment toujours émouvant

Pour rejoindre la mer libre, les voiliers ont emprunté, l'un derrière l'autre, le chenal du port. Seuls sur la plage avant de leurs bateaux, les skippers ont salué la foule massée depuis les premières heures de la matinée (certains depuis le milieu de la nuit) sur les quais et les jetées.

(FRED TANNEAU / AFP)
 

Cette sortie du chenal des Sables-d'Olonne est un moment toujours extrêmement émouvant, la "marque de fabrique" de cette course quadriennale dont la première édition a eu lieu en 1989-1990 et qui n'a jamais échappé aux Français.

A la sortie du port, des centaines d'embarcations de spectateurs attendaient les concurrents, des pneumatiques de l'organisation assurant la police du plan d'eau pour s'assurer que les skippers ne soient pas gênés au moment du départ. La dernière édition, en 2008-2009, a été remportée par Michel Desjoyeaux en 84 jours 3 heures et 09 minutes.