Transat Jacques Vabre : Thomas Coville et Thomas Rouxel présentent leur bateau aux "mensurations effrayantes" et aux "performances augmentées"

Les deux skippers partiront dimanche 7 novembre à bord de leur maxi-trimaran Sodebo. Thomas Coville et Thomas Rouxel tiendront leur journal de bord sur franceinfo.

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Radio France
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Thomas Coville et Thomas Rouxel a bord de leur maxi-trimaran Sodebo, prêts à partir sur la Transat Jacques Vabre. (LOIC VENANCE / AFP)

C'est un bateau aux "mensurations effrayantes" et aux "performances augmentées" que les skippers Thomas Coville et Thomas Rouxel ont décrit samedi 6 novembre sur franceinfo. Avec ce maxi-trimaran Sodebo, les deux Français vont prendre le départ de la Transat Jacques Vabre dimanche 7 novembre au Havre dans la catégorie Ultime en direction de la Martinique. Leur bateau qui se soulève sur l'eau mesure 32 mètres de long avec un mat de 34 mètres de haut, soit l'équivalent d'un immeuble de dix étages. Les deux skippers tiendront leur journal de bord sur franceinfo.

franceinfo : La configuration de ces bateaux a considérablement changé ?

Thomas Rouxel : Oui, effectivement les bateaux ont pas mal changé, et les performances ont nettement augmenté. On se protège de plus en plus, parce que la vie à l'extérieur devient très compliquée quand on avance à 35 ou 40 noeuds. C'est pour ça qu'aujourd'hui, on a des cellules de vie qui sont vraiment complètement fermées, et ça ressemble effectivement à la nacelle d'un avion. Les mensurations sont effrayantes, mais on a gagné énormément en sécurité, notamment avec le fait d'être très haut sur l'eau. On a gagné aussi le fait de voler, ça nous met à plat et on n'est pas angoissé de chavirer par le côté.

Rien n'a été négligé, y compris la cuisine ?

Thomas Coville : La cuisine, c'est essentiel ! Il ne faut pas oublier qu'on va vivre à bord. On va vivre à deux, en couple, en mangeant, en dormant, en partageant et il faut que ça soit aussi prévu pour vivre, pour profiter et pour avoir du plaisir. On a décidé qu'on allait être heureux et se marrer !

Tout se fait à deux sur ce bâteau ?

Thomas Coville : Absolument, toujours à deux. L'efficacité est évidemment bien supérieure quand on est deux, donc on n'hésite pas à réveiller l'autre, à le solliciter pour des manoeuvres et pour être efficace. Météo, stratégie, manoeuvres, c'est toujours à deux.

Votre bateau a fait le choix audacieux de placer le cockpit à l'avant du mat. Il faut s'y habituer ?

Thomas Coville : C'est vrai, la grande voile est derrière nous, mais du coup on a mis des capteurs pour pouvoir mieux la régler. Par contre, les voiles avant sont vraiment proches de nous. Et ce qui est assez intriguant, c'est qu'on est très proche de l'étrave, donc on ne s'aperçoit même plus qu'on est sur un bateau de 32 mètres, on a plus que 18 mètres devant nous.

La météo devrait être agitée pour le départ, ce sera tonique, ça s'annonce compliqué pour vous ?

Thomas Rouxel : Oui et non. Les conditions vont être ventées avec un peu de mer donc ça va être un peu compliqué. Il y aura pas mal de monde sur la zone et ça c'est toujours un peu stressant, mais l'avantage c'est qu'on devrait éviter les manoeuvres au début et c'est un très bon point pour nous. Avec ce parcours qui nous amène jusqu'au milieu du Brésil, ça va être plus long qu'une traversée directe, on pense mettre entre 15 et 20 jours.

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