Violences sexuelles dans le sport : le contrôle d'honorabilité des bénévoles systématisé d'ici à 2021

Les antécédents judiciaires des bénévoles seront vérifiés grâce à un croisement avec le fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, le 9 mars 2020 à Paris.
La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, le 9 mars 2020 à Paris. (MARTIN BUREAU / AFP)

Le contrôle de l'honorabilité des bénévoles dans les associations sportives, grâce à la vérification de leurs antécédents judiciaires, sera systématisé au plus tard en janvier 2021, a annoncé la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, au Monde dimanche. Le sport français a été récemment touché par une vague de révélations de cas de violences sexuelles dans différentes disciplines, comme le patinage artistique, le football, l'équitation, l'escalade, le ski et l'athlétisme.

"Encore en cours de développement, une plateforme sécurisée devra être expérimentée dès cet automne par certaines 'fédés', avant d'être pleinement opérationnelle et généralisée au plus tard en janvier 2021", soit aux périodes de prises de licences, précise le quotidien. "Une seule personne par fédération, selon le scénario, aura accès à cette plateforme en ligne", ajoute Le Monde. Le quotidien indique que la ministre doit écrire "dans le courant de la semaine à venir" aux fédérations pour leur faire part de la marche à suivre.

Un "cordon sanitaire autour des pratiquants"

Fédération par fédération, il s'agira de recenser les bénévoles, "puis, en lien avec le ministère de la Justice, d'effectuer un croisement automatisé de ces données avec le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV)". Pour Roxana Maracineanu, il s'agit de "bâtir un véritable cordon sanitaire autour des pratiquants". Ces contrôles pourraient concerner environ deux millions de personnes.

Une expérimentation avait été lancée à la rentrée dernière dans la ligue régionale de football du Centre-Val de Loire. Lors de la première convention nationale sur les violences sexuelles dans le sport en février, la ministre avait annoncé son extension à la Fédération française de football (FFF), avant une future généralisation.