Athlétisme : soupçonné d'agressions sexuelles après une enquête, un entraîneur britannique suspendu à vie

Toni Minichiello ne pourra plus entraîner après la publication d'une enquête interne, a annoncé, mardi, la Fédération britannique d'athlétisme.

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France Télévisions
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Toni Minichiello, l'ancien coach de la championne britannique Jessica Ennis-Hill lors des championnats du monde d'athlétisme à Istanbul (Turquie), le 9 mars 2012. (ADRIAN DENNIS / AFP)

L'un des principaux entraîneurs britanniques d'athlétismeToni Minichiello, a été banni à vie par la Fédération britannique d'athlétisme (UKA), mardi 9 août, après qu'une enquête interne a conclu qu'il avait eu de longue date des "comportements sexuels déplacés" envers plusieurs athlètes.

Minichiello, qui était notamment l'entraîneur de Jessica Ennis-Hill lors de son titre en heptathlon aux Jeux olympiques de 2012 à Londres, a aussi eu des gestes et comportements "parfois agressifs" relevant de "harcèlement moral" envers des athlètes, selon les conclusions de cette enquête. L'UKA a conclu qu'il avait "enfreint à de multiples reprises les termes de sa licence, sur une période excédant 15 ans", évoquant une "grave rupture de confiance"

"Je nie fermement toutes les accusations portées contre moi", a réagi, mardi en fin d'après-midi dans un communiqué, l'entraîneur de 56 ans. "Je suis entraîneur depuis plus de 30 ans et bien que j'aie été dur et exigeant, je ne me suis jamais comporté de manière inappropriée envers aucune de mes athlètes", a insisté l'entraîneur. L'identité des athlètes victimes n'a pas été dévoilée par le rapport de la fédération. 

Alors que sa licence a expiré durant sa suspension, la UKA est "convaincue" qu'il n'y aura "plus jamais" la possibilité d'en accorder une autre à Toni Minichiello. Aussi toute nouvelle demande sera rejetée "à perpétuité". La fédération britannique "considère que le sujet et les résultats de l'enquête sont de la plus grande gravité", avec "des répercussions majeures sur la santé et le bien-être mental des athlètes dont il a eu la charge", est-il encore écrit.

Pour sa part, Minichiello a affirmé que la justice "n'avait pas réussi à engager des poursuites" avec les preuves disponibles contre lui. "L'une des accusations les plus graves a eu lieu alors que je me trouvais dans un pays différent de la personne qui m'accusait", a-t-il assuré.

"Il est très important que la fédération réagisse rapidement aux allégations d'inconduite, en particulier lorsqu'elles sont faites par des jeunes athlètes. Cependant, ces enquêtes doivent être menées avec soin dans le respect d'une procédure équitable. Je ne crois pas avoir été traité de manière juste dans cette affaire", a-t-il conclu.

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