Traversée de l'Atlantique à la rame : l'aventurier français Jean-Jacques Savin a déclenché ses balises de détresse et n'a plus de contact avec son équipe

Le navigateur de 75 ans s'est lancé le 1er janvier dans une traversée à la rame de l'Atlantique. Le contact avec son embarcation a été perdu vendredi matin, après le déclenchement de ses balises de détresse.

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France Télévisions
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Le Girondin Jean-Jacques Savin, le 28 mai 2021 lors d'un test de son canot. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Ses proches sont "très inquiets". Le Girondin Jean-Jacques Savin, 75 ans, qui avait traversé l'océan Atlantique dans un tonneau en 2019 avant de repartir le 1er janvier pour le traverser à la rame, a déclenché vendredi 21 janvier ses balises de détresse. "Malheureusement, depuis 0h34 hier matin, nous n'avons plus aucun contact ni aucune manifestation de sa part", a annoncé son équipe à l'AFP. "Notre inquiétude est grande comme vous pouvez l'imaginer", ajoute l'équipe, qui précise que l'aventurier a déclenché "ses deux balises de détresse nous indiquant être 'en grande difficulté'".

Dans un texte à ses amis et à l'AFP, Manon, la fille de Jean-Jacques Savin, affirme que "nous sommes bien sûr très inquiets. Tout a été mis immédiatement en œuvre en coordination avec les services de secours en mer français, portugais et américains". L'équipe est notamment en contact avec le Cross Gris-Nez (Pas-de-Calais), en charge des secours en mer des marins français.

De graves problèmes de batteries électriques

Selon le responsable de la communication de l'équipe de bénévoles, Jean-Jacques Savin se trouvait au large au moment des derniers contacts, au nord de Madère (Portugal), et faisait route vers la petite île de Ponta Delgada, dans l'archipel des Açores, pour réparer. Après avoir été dérouté en raison de mauvais vents et avoir considérablement rallongé son parcours prévu, le septuagénaire rencontrait de graves problèmes avec des pannes de batteries électriques et de capteurs solaires.

Jean-Jacques Savin, habitant d'Arès, sur le bassin d'Arcachon, avait quitté le 1er janvier Sagres (sud du Portugal) pour tenter de traverser l'Atlantique à la rame en canot et devenir "le doyen de l'Atlantique", "une façon de narguer la vieillesse". Il avait fêté ses 75 ans le 14 janvier à bord de l'Audacieux, son canot de huit mètres de long et 1,70 m de large, équipé de deux cabines, à l'avant et à l'arrière, et d'un poste de rame, au milieu. "Je pars en vacances vers le grand large, je prends trois mois de vacances", avait-il déclaré à l'AFP peu avant son départ.

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