Le jour où les dérailleurs ont été autorisés sur les vélos du Tour

Un vélo de course reste un vélo de course. Deux roues, un cadre, deux pédales un guidon et une selle. Pourtant, les vélos de 2013 n'ont plus grand chose à voir avec ceux du début du XXe siècle. Ils ont constamment évolué au fil des années. Désormais, ce sont de véritables machines bourrées de technologie.

Franceinfo
Franceinfo (Franceinfo)

1903
: des vélos lourds

Lorsque
qu'en 1903, Maurice Garin s'élance pour le début du premier
Tour de France de l'histoire, c'est un véritable tour de force
qui l'attend. Au programme pour lui comme pour les 59 autres
partants, six étapes et 2.428 km à parcourir. Et il faut
l'imaginer, Maurice Garin, sur sa bicyclette de course. Elle pèse
près de 20 kilos, les jantes sont en bois, elle n'a pas de vitesse
et a un pignon fixe.

1912 : l'arrivée de la roue libre

Bref,
c'est un cauchemar pour les cyclistes. Un cauchemar qui durera
neuf ans ans. Dès 1912, les vélos évoluent au rythme dès inventions
techniques dont la seule limite est celle fixée par les
organisateurs. Ainsi, cette année là, la roue libre apparait. Plus
besoin, pour l'athlète de tourner les jambes constamment. Il peut
laisser glisser son vélo dans les descentes et se reposer les
guibolles. 

1937
: le dérailleur autorisé

Trente
ans plus tard, en 1937, c'est une nouvelle révolution qui arrive.
Les changements de vitesse sont autorisés sur l'épreuve. Un
soulagement pour les coureurs qui peuvent enfin s'adapter lau profil
de l'étape. Gros braquet, petit pignon pour aller vite. Quelques
dents en plus à l'arrière lorsque la route s'élève.

1986
: le cadre composite en carbone

La
suite se résume, pour beaucoup, à une amélioration de ce qui
existe déjà. Les dérailleurs sont modernisés (ils sont désormais
électriques), il n'y a plus de clae-pieds mais des pédales
automatiques. Les ingénieurs cherchent aussi à alléger au maximum
le poids de la machine. En 1986, le cadre composite carbone/kévlar
fait son apparition. Un vélo pèse désormais autour des sept kilos,
le minimum étant fixé à 6,8 kilos.

1989
: le guidon de triathlète

En
1989, lors de la dernière étape du Tour de France – un contre la
montre sur les Champs-Elysées – celui qui est encore deuxième du
Tour fait sensation avec une innovation marquante. Greg LeMond
s'élance en effet avec un guidon de triathlète qu'il a déjà testé
lors du précédent chrono en Dinard et Dieppe. Bien calé sur sa
selle, avec un aérodynamisme parfait, il rattrape son retard sur le
leader, Laurent Fignon. Et remporte finalement le Tour avec huit
secondes d'avance. Le Français hurle à l'injustice, rien n'y fera,
l'Américain l'a battu avec l'aide d'une technologie qui sera ensuite
adoptée par tous.

2012
: un nouveau plateau

La
dernière innovation est le plateau Osymettric. Même s'il existe
depuis 20 ans, il a fait son apparition sur le Tour l'an dernier
avec la victoire de Bradley Wiggins. Sa particularité : ne pas être
tout à fait rond. Il offrirait un gain de puissance important pour
un effort moindre.