VIDEO. Un rêve personnel, l'espoir d'affronter Federer...Rafael Nadal s'est confié à franceinfo avant Roland-Garros

À l'approche de Roland-Garros, le tenant du titre Rafael Nadal s'est confié à franceinfo, vendredi 24 mai.

RADIO FRANCE

"C'est un vrai rêve personnel de participer à cette compétition", a affirmé vendredi sur franceinfo l'Espagnol Rafael Nadal. Vainqueur de 17 titres du Grand Chelem et de 11 trophées à Paris, Rafael Nadal a confié : "À Paris, j'ai vécu des moments essentiels. C'est un peu comme se sentir à la maison." 

Sur la terre battue de Roland-Garros, Rafael Nadal "espère pouvoir affronter" son rival Roger Federer. "Il y a une belle histoire de rivalité, une très belle histoire entre nous", a assuré l'Espagnol avant d'ajouter :"Dans un tournoi de cette ampleur, c'est très important qu'il y ait ce type de joueur".

Le tenant du titre parisien, qui vise un 12e titre porte d'Auteuil, reconnaît avoir eu "de très bonnes années" dans sa carrière et espère "que cela durera le plus longtemps possible".

franceinfo : Que que représente Roland-Garros pour vous ?

Rafael Nadal : Pour moi, c'est un lieu exceptionnel, très spécial. C'est le lieu le plus important de ma carrière. Les meilleurs moments que j'ai connu, c'était ici. C'est impossible à décrire et à expliquer tout ce que j'ai pu ressentir ici. À chaque fois que je viens ici, je viens avec beaucoup d'enthousiasme. Je connais des gens, je peux les revoir. C'est un lieu exceptionnel. Ma maison c'est Majorque. Mais à Paris, j'ai vécu des moments essentiels. C'est sûr qu'être ici, c'est un peu comme se sentir à la maison.

Vous retrouvez un vieil ami, Roger Federer, qui revient. Vous en êtes content ?

J'espère que je pourrai l'affronter. C'est sûr qu'il va falloir beaucoup travailler, parce que ce sera en phase finale. C'est très bien pour ceux qui suivent le tournoi. C'est un des tournois les plus importants. Dans un tournoi de cette ampleur, c'est très important qu'il y ait ce type de joueur. C'est une rivalité qui est allée au-delà du tennis. Nous avons vécu des moments très importants ensemble. Il y a une belle histoire de rivalité et une très belle histoire entre nous.

Il n'y a pas eu de vainqueur français depuis 1983. Est-ce que vous pensez que cela va arriver et qu'un Français va vous empêcher de gagner ?

C'est sûr. Un jour, un Français pourra gagner. La Fédération française fait énormément de travail depuis de nombreuses années. Elle a les moyens d'aider les jeunes. C'est sûr qu'un grand champion français émergera et pourra gagner Roland-Garros.

Vous avez gagné votre premier tournoi du Grand Chelem ici, il y a 14 ans. Vous allez l'air toujours aussi motivé. L'envie de gagner ne vous quitte jamais ?

Je suis quelqu'un de calme et de positif. C'est le contraire de l'image qu'on a quand je suis sur un court de tennis. Moi, j'aime la compétition. J'aime me donner à 100%. Après j'accepte les défaites, mais aussi les victoires, toujours avec calme. C'est comme cela que je vois le sport : aller sur le court et donner tout ce que j'ai. Après, tout ce qui peut se passer, cela fait partie du sport.

Vous avez encore des rêves, des espoirs ?

Le rêve, c'est mon quotidien. Le fait de participer à ce tournoi, c'est un rêve énorme. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, pour moi c'est quelque chose de nouveau chaque année. C'est un vrai rêve personnel de participer à cette compétition.

Quand on dit "Rafael Nadal est la définition du champion", Vous en pensez quoi ?

Je ne sais pas. Je pense que je suis quelqu'un de normal. Je me suis démarqué dans ce sport, j'ai eu de très bonnes années, de très bonnes réussites, on m'a beaucoup aidé et je travaille au quotidien pour vivre ce rêve, et j'espère que cela durera le plus longtemps possible.     

Vous avez prévu quelque chose le dimanche 9 juin (date de la finale de Roland Garros) ? 

Je ne sais pas, pour l'instant je pense à mon entame de tournoi. Après, on verra.

Rafael Nadal répond à Nicolas Teillard, à Roland-Garros le 24 mai 2019
Rafael Nadal répond à Nicolas Teillard, à Roland-Garros le 24 mai 2019 (MARCOS DARRAS / RADIO FRANCE)