Roland-Garros : Amelie Mauresmo qualifie de "honte" la reprogrammation des demi-finales dames

Traditionnellement jouées le jeudi après-midi sur le court central, les demi-finales du tableau féminin ont été exceptionnellement reportées, en raison de la pluie, à vendredi en fin de matinée, sur les cours 2 et 3.

Amélie Mauresmo à Paris, le 31 mai 2019. 
Amélie Mauresmo à Paris, le 31 mai 2019.  (MARTIN BUREAU / AFP)

Amélie Mauresmo, ex-numéro 1 mondiale et victorieuse de deux titres en Grand Chelem, a qualifié de "honte" pour Roland-Garros la programmation exceptionnelle des deux demi-finales dames sur d'autres courts que le Central vendredi, sur les réseaux sociaux, jeudi 6 juin.

"La programmation des demi-finales féminines demain (vendredi) à Roland-Garros est une honte pour notre tournoi !" s'exclame la championne sur Twitter.

"Tout le monde est d'accord sur le fait que le match du jour est Federer-Nadal. Mais quel message envoyons-nous en prenant la décision de mettre les deux demi-finales femmes à 11 heures sur les courts 2 et 3 [le deuxième et le troisième plus grands courts] du stade ?", interroge la joueuse au palmarès le plus prestigieux du tennis français moderne, femmes et hommes confondus. "Aucun match féminin sur le Central !"

"C'était pourtant simple d'ouvrir le Lenglen en plus du Chatrier et de faire les deux matches de femmes à treize heures, suivis des deux matches d'hommes", considère Mauresmo.

Traditionnellement jouées le jeudi après-midi sur le court Philippe-Chatrier, les demi-finales du tableau féminin ont été exceptionnellement reportées à vendredi, journée habituellement consacrée aux demi-finales messieurs, à cause de la pluie tombée sans discontinuer mercredi sur Roland-Garros.

Une décision "injuste et inappropriée" pour la WTA

"Nous sommes extrêmement déçus de la programmation des deux demi-finales dames sur d'autres courts que le Central. Cette décision est injuste et inappropriée", dénonce de son côté le patron de la WTA Steve Simon dans un communiqué jeudi.

"Les quatre joueuses qui (...) sont arrivées aussi loin ont mérité de jouer sur le plus grand court. Nous pensons qu'il y avait d'autres solutions possibles, à la fois pour le bien des spectateurs et de tous les joueurs", considère-t-il.